C'est une chose très rare dans
les universités brésiliennes, et autres, que l'enseignant,
l'instituteur, le professeur laisse que, parmi d'autres évaluations
plus traditionnelles, ses étudiants et cela est vrai aussi
dans touts les niveaux , depuis l'élémentaire jusqu'à
l'université – fassent leur propre auto-évaluation.
Donc nous éduquons notres cadres de niveau superieur pour
être des bons executives, professionnels dans plusieurs champs
de connaissance : excellents agents et acteurs. Mais
dans les dix, quinze années de formation, on ne leur à pas
enseigné l'auto-observation, l'écoute de soi et des autres1,
l'auto-évaluation et on ne leur à pas enseigné, et
on ne leur enseigne pas à être responsables de leur niveau
de savoir parce que ce n'est pas lui qui dit combien il vaut, mais c'est
un autre que fait cela: l'instituteur, etc...
Les étudiants
et les cadres de niveau supérieur infantilisés
Ainsi, nous pouvons dire que par rapport
à jeter un regard critique et évaluatif sur soi-même,
et cela dans toute notre petite planète, l'étudiant, pendant
longtemps et peut-être toujours, reste infantilisé, et grand
nombre de nos professionnels et cadres de niveau supérieur aussi,
car eux, ils n'ont jamais eu dans leurs études scolaires et académiques
l'occasion, orientée, sensibilisée, systémique et complexe,
de le faire. Aucun maître ne lui à demandé cela.
Face à cela la majorité
de nos cadres de niveau supérieur et les autres professionnels auront
besoin de plusieurs années de pratique pour peu-à-peu devenir
auteur, s´autoriser2 ;
soit évaluer eux-mêmes, leurs actions, professionnelles ou
autres.
Qui à recours à l'auto-évaluation
?
On ne parle pas, et on ne fait pas vraiment
de l'auto-évaluation dans la majorité des écoles, les
espaces de formation et les universités; c'est comme si cela n'existait
pas; sauf, rarement, un professeur ou un autre a recours à l'auto-évaluation
en tant qu'instrument de formation et d´évaluation de ses étudiants.
Ce qu'est une mode « transparente » visible et parlée
c'est l'évaluation institutionnelle: cela est une autre chose. Dans
l'évaluation institutionnelle3
nous avons un grave noyau aveugle : les implications4
ne sont pas travaillées.
L'auto-évaluation: une autonomie avec les autres
Pour Fleuri5,
professeur à l'université fédérale de Santa
Catarina, l'examen “établit un rapport de pouvoir”. Donc pourquoi
des profs, avec leur faible formation, leur faible capacité d'analyse
institutionnelle, des profs qui ne savent pas qu'est-ce que c'est que la
praxis en tant
que possibilité d'émergence du sujet, pour quoi, eux, lâcheront
prise d'un morceau de pouvoir, du peu de pouvoir qu'ils ont, en permettant
l'auto-évaluation de la part de leurs élèves ? Ce sont
ceux-là qui n'ont pas, dans leur parcours existentiel, une formation
à l'écoute de l'autre en soi même et de l'autre en tant
qu'autre et en tant qu'être capable d'autonomie : pas une autonomie
dont il serait l´unique porteur, mais une autonomie avec les autres.
Une autonomie construite dans ses rapports sociaux: à l'´école
et ailleurs.
À l'école et à l'université
un des dispositifs qui permettent développer notre capacités
de responsabilité, de créativité singulière,
de confiance en nous-mêmes, vis-à-vis de nous et des autres
c'est l'auto-évaluation. à un dégré plus poussé,
plus approfondi, l'auto évaluation peu avoir recours à un
regard qui tient compte des instruments, théoriques-pratiques, tels
que les concepts de complexité et de multi-referentialité.
Dans ce sens il faut voir, et lire, Jacques Ardoino, Guy Berger, Edgar Morin,
Cornelius Castoriadis, Paulo Freire et tant d'autres.
L'auto-évaluation: un regard
multi-référentiel
L'auto-évaluation est, par excellence,
un des instruments de formation, qui permet, qui amène l' étudiant
à réfléchir sur le chemin fait6,
sa trajectoire, ses histoires, son être et participer dans une salle
de cours et aussi dans sa relation à une école, une discipline
(unité de valeur), un(e) instituteur(trice) ; aussi, par rapport
à quelques lectures, travaux et façons de s´investir
dans ses motivations (implications).
L'auto-évaluation permet au étudiant de développer :
- sa capacite d´écrire;
- son auto-observation et peut-être “écoute”;
- son
sens critique;
- sa responsabilité;
- son imagination;
- son plaisir de se raconter;
- une citoyenneté plus participative...
L'autonomie humaine, toujours relative
puis qu'auto-gestion, est construite, peu à peu, dans le faire, dire,
créer, fabriquer, historique social radicalement nôtre. Elle
fait attention aux réseaux des rapports que compose chacun de nous.
Ne néglige pas les implications des espaces sociaux et ses conséquences.
Toutefois l'autonomie n'est pas tenue en laisse de façon aveugle
au social déjà là, déjà fait. Elle ré-articule
le social donné et le transgresse. L'autonomie n'est pas l'être
seul, isolé, indépendant; cela serait une illusion Elle ré-articule
le social donné et le transgresse. Donc, l'autonomie n'est pas l'être
seul, isolé, indépendant, au contraire l'autonomie signifie
la large compréhension des espaces sociaux7,
du jeu des institutions dans l´institution8
de l'individu : auto-social-évaluante. Et les résultats
de cela c'est la construction de nouveaux autres espaces, processus viventiels9,
existenciels, en dépit du déjà là : ils
sont des façons d'êtres nouvelles, émergentes, dans
le social-humain. Ici nous renvoyons le lecteur à la négativité.
Dans la construction de l'autonomie, l'auto-évaluation10
est un outil, une stratégie de renfort. Elle n'est pas uniquement
une évaluation accessoire. L'étudiant et le professeur, dans
l'acte de parier sur l'auto-évaluation, mettent l'accent sur l'émancipation,
la libération de l'autre et de soi-même. Au cas où le
projet pédagogique est pluriel, réflexif, questionnant le
sens du faire et du se faire, du se former, soit multi-référentiel,
en ce cas il accepte l'auto-évaluation.
Quant nous travaillons avec l'auto-évaluation,
nous avons besoin de travailler le deuil d'un « évaluateur-contrôleur »
qui marche sur le désir de transformer l'autre, de faire des disciples,
que l'autre soit son miroir. L'autre peut-être notre miroir uniquement
dans l'aliénation. L'étudiant, à travers l'auto-évaluation,
renvoie au formateur un feed-back, un diagnostic de sa didactique. Il ne
s'agit pas d'être technique, l'éducation n'est pas une technique,
elle est une « relation », donc le professeur à
besoin de se travailler11,
travailler son rapport au « désir de savoir »,
« désir d'enseigner », cela exige une lecture
plurielle : philosophique, anthropologique, psychanalytique, sociologique :
multi-référentielle. Le « sujet » professeur
à besoin de se mettre en question : auto-évaluer soi-même,
percevoir son rôle dans l'institué12
et l'instituant.
1
BORBA, Sergio da Costa. à complexa arte da avaliação:
contribuições da psicanálise, filosofia, história,
pedagogia, sociologia, antropologia. Maceió, EDUFAL, 2003.
2
ARDOINO, Jacques . Psicologia da educação na universidade
e na
empresa.
São Paulo, USP/HERDER, 1971.
___
Para uma Pedagogia Socialista. (Org.) Rogério de à.
Córdova
Brasília; Plano Editora (atual Líber Livro Ed.), 2003.
___
In Postures (ou impostures) respectives du chercheur, de
l'expert
et du consultant. In Les nouvelles formes de la
recherche
en Éducation. Paris, Matrice-ANDSHA (AFIRSE), 1990.
3
BERGER, Guy et Ardoino, Jacques. D'une évaluation en miettes à
une
évaluation
en actes: le cas des universités. Paris, ANDSHA – Matrice,
1989.
5
FLEURI, Reinaldo Matias. Entre disciplina e rebeldia na escola. Brasília
: Líber Livro Editora, 2008.
6
Cadernos de Educação: reflexões e debates. O exercício
da escrita e à formação do professor-
pesquisador.
São Bernardo do Campo, GEPEM, UMESP, abril de 2006.
7
LAPASSADE, Georges. As Microssociologias. Trad. de Lucie Didio.Brasília:líber
Livro Editora, 2005.
8
CÒRDOVA, Rogério de Andrade. Instituição, educação
e autonomia: na obra
de
Cornelius Castoriadis. Brasília, Plano Editora, 2004.
9
MACEDO, Roberto Sidnei. Etnopesquisa crítica, etnopesquisa-formação.
Brasília
: Líber Livro Editora, 2006.
10
BERGER, Guy. “Funções principais da avaliação
na Educação Nacional”. In Modelos de Avaliação:
textos fundamentais com comentários / Jean –Jacques Bonniol
e Michel Vial; trad. Claudia Schilling
–
Porto Alegre: Artmed Editora, 2001
11LECOINTE,
Michel. S'asseoir pour se regarder marcher:
fantasmes
et formation des enseignants. Paris, Ed. Syros, 1981.
12
CASTORIADIS, Cornelius. à Instituição imaginária
da sociedade. Rio de
Janeiro: Paz e Terra, 1982.