Symposium

L’UNIVERSITÉ ET SES TERRITOIRES

                                                                             
 
1. L’Université et son importance pour établir la connaissance

  Les 100 grandes conquêtes de la connaissance des derniers mille ans sont réunis par la web Ciencia, pour la période de 1054 à 1997. Selon le classement établi, la première grande conquête a été l’Explosion Stellaire, en 1054, découverte par les astronomes chinois, et la deuxième a été l’institution de la première université au monde, à Bologne, en Italie, en 1150. La section dévouée à la Science affirme que cette institution donne à l’Europe l’impulsion intellectuelle pour aboutir à la Renaissance au XIVe. siècle, et à la Révolution Scientifique  entre le XVIe. et le XVIIe. siècle. La reconnaissance de ce fait nous permet de mesurer la dimension du rôle de l’université et de son importance pour établir la connaissance. 

 
2.   Le Brésil et son contexte historique 

 À la première moitié du XVe. Siècle (1450), la Caravelle est reconnue comme la grande invention portugaise, et comparées à d’autres embarcations à l’époque, les Caravelles étaient rapides, sûres et résistantes. À l’époque, elles ouvrent les chemins des Indes et conduisent les européens vers l’Amérique.
 Les deux grandes conquêtes, soulignées ci-dessus et l’invention des Caravelles nous permettent de situer le Brésil et l’université brésilienne dans le contexte des pays européens, avec son histoire et ses traditions culturelles.
  Le Brésil, comme pays, a son origine en 1500, au début du XVIe. siècle, et sa première université (l’Université de São Paulo – USP) a été installée en 1930, à peu près cent ans après l’institution des universités dans les pays de l’Amérique Latine, cf. Scwartzman et al. (2000). L’USP n’est pas une université nationale, elle a été crée par l’élite politique de l’état de São Paulo, et actuellement est maintenue par le gouvernement de São Paulo. L’état de São Paulo maintient les deux plus grandes universités brésiliennes – USP et UNICAMP, et maintient aussi l ‘Université de l’Ètat Paulista ‘Júlio de Mesquita Filho’ (UNESP), laquelle est responsable de 27 Institutions d’Enseignement Supérieur à l’intérieur de l’État de São Paulo. L’ensemble de ces trois universités est  responsable à peu près d’un tiers de tous les doctorats soutenus au Brésil, chaque année , cf. Schwatzman (2005 : 2).
 Au niveau national, la jonction de quelques écoles supérieures isolées aboutit à la création des deux premières universités nationales, celle de Paraná, état situé au sud du Brésil, en 1910, et celle de Rio de Janeiro, en 1920, état situé au sud-est du Brésil. Aujourd’hui, il y a 52 universités nationales, distribuées parmi les états brésiliens.
 La distribution des Universités, des Facultés et des Écoles Technologiques est assez irrégulière dans le pays. Selon le tableau présenté par Carvalho da Silva (2003 :6), par rapport à 1999, la  distribution dans les cinq régions du pays est la suivante :


 

 Parmi les universités publiques, il y a les nationales, celles des états et les universités municipales, et parmi les privées, il y a les écoles privées et les écoles communautaires. Comme nous pouvons vérifier, au-delà  la grande variation parmi les régions, la région sud-est a 58,06 % des institutions d’enseignement supérieur  dans le pays, ensuite il y a la région sud avec 13,49 %, après il y a la région  nord-est avec 12,85 %, ensuite il y a la région centre-ouest avec 12,03 %, suivie de la région nord, qui a 3,82 % des institutions.
 En ce qui concerne les Cours de Graduation et de Post-Graduation dans le pays, les distorsions sont encore plus accentuées. Les tableaux ci-dessous présentent les données de ces Cours par rapport à 1999, selon les données présentées par Carvalho da Silva (2003 :8).
 
 
 
 
 Tableau 3: Distribution des Cours de Post-Graduation, selon le statut juridique ‘en %’  (1999)
 
 
                                                
 
Carvalho Silva (2003 :8) établit un rapport entre la distribution de ces Cours  par région et le nombre d’étudiants de maîtrise et de doctorat,  et il constate que “ces 1.298 programmes ont 14.060 professeurs (dont 96,5 % ont le doctorat),  et  47.271 étudiants au niveau de la maîtrise et 24.250 étudiants au niveau de doctorat. Il faut souligner que 84.2 % de ces étudiants appartiennent  à la région sud-est”. 
 
Comme l’on peut vérifier dans les tableaux ci-dessus, les inégalités régionales apparaissent très fortement au niveau de l’éducation supérieure ainsi que dans le niveau  économique et dans le  manque d’investissement en éducation de façon plus égalitaire parmi les régions. 
Malgré le fait de constater le développement satisfaisant de la post-graduation et de la recherche au pays, la mauvaise distribution régionale se trouve alliée  à l’absence de garantie d’un enseignement de qualité dans tous les niveaux de l’éducation, de façon égalitaire,  pour les cinq régions du pays. Il est important de signaler qu’il faut que l’on ait ce niveau de qualité souhaité afin d’élever le degré de qualité de l’éducation dans tous les niveaux. Il faut signaler, également, que la compétence locale et régionale dans l’enseignement et la recherche pourra permettre le développement social  et économique des régions.     

3. Considérations finales   

Nous voulons insister sur notre plaisir d’être là pour participer du Colloque de l’Université Paris 8 à l’occasion de son quarantième anniversaire. Comme ex-étudiante de doctorat à l’Université Paris VIII, et dirigée par le Cher Professeur Nicolas Ruwet, nous voulons indiquer que, après notre retour au Brésil, nous avons repris nos activités à l’Université Fédérale d’Alagoas, au Brésil. Après quelques années de travail, nous avons décidé de présenter un Projet au Conseil Supérieur de l’Université pour l’implantation d’un Cours de Post-Graduation au niveau de Maîtrise.  
 
Le Projet a été soumis au Conseil de l’Université et il a été approuvé. Et ainsi, nous avons eu le premier cours de post-graduation de mon université – le Cours de Maîtrise en Lettres et Linguistique. Et bien,  cinq ans après, nous avons fait un autre Projet, qui a été soumis au Conseil de l’Université pour introduire le niveau du doctorat à la post-graduation en Lettres et Linguistique. Ce projet a été aussi approuvé, et  nous avons eu le Programme de Post-Graduation en Lettres et Linguistique (Maîtrise et Doctorat. 
 
Il faut souligner que l’implantation de la post-graduation en Lettres et Linguistique a été suivie par la post-graduation en Physique et Chimie. Maintenant, il y a à l’Université Fédérale d’Alagoas, 18 Cours de Post-Graduation au niveau de Maîtrise, et 3 au niveau de Maîtrise et de Doctorat : ceux de Lettres et Linguistique, Physique et Chimie.   

4. Références Bibliographiques  

CARVALHO DA SILVA, Alberto. Alguns problemas do nosso ensino superior. SBPC, 2003.  Disponible dans:  www.comciencia.br
  
SCHWARTZMAN, Simon. A universidade primeira do Brasil: entre intelligentsia, padrão internacional e inclusão social. 2005. Disponible dans www.monografias.com
 
SCHWARTZMAN, Simon et al. Tempos de Campanema. 2ª ed. São Paulo; Rio de Janeiro: Paz e Terra / Editora da Fundação Getúlio Vargas, 2000.


[1] Tableau traduit du portugais, d’après celui présenté par Carvalho da Silva (2003: 6).  

Maria Denilda MOURA
Université Fédérale d’Alagoas/Brésil  

 

 

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