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Entre évaluation certificative et auto-évaluation du sujet en formation : quelles perspectives pour la professionnalisation ?
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{Résumé ] De l'évaluation du processus de formation par le sujet lui-même à la certification par domaines de compétences qui valide un diplôme, la question de la professionnalisation est posée. Considérant que celle-ci relève de processus divers qui nécessitent une certaine maturation dans le temps, notre intention est d'aborder dans cette communication l'écart qui existe entre un processus de formation pensé dans la temporalité, et, une logique de certification pensée par modules morcelés, répertoriés dans des référentiels. Cette dichotomie entre travail de réflexivité et atteinte d'objectifs prescrits, entre auto-évaluation et justification de résultats quantifiables est-elle irrémédiable ? Lorsque l'étudiant centre ses préoccupations sur la validation de son cursus dans une logique d'efficacité à court terme peut-il, et à quelles conditions, dans un même temps être attentif à un travail singulier de transformation de ses savoirs expérientiels en savoirs d'expérience formalisés et de distanciation qu'exige de lui son implication dans une formation et un nouvel agir professionnel Considérant que ces processus, qui relèvent d'une auto-évaluation, font partie intégrante du processus plus global de professionnalisation de l'étudiant en formation, il importe que cette contradiction puisse être travaillée. Quels seraient alors les dispositifs à envisager afin de réduire le clivage entre une évaluation du sujet par lui-même de son processus de formation et une évaluation certificative de son cursus de formation, sans qu'une perte de sens soit préjudiciable à sa professionnalisation ? Nous préconisons que des groupes d'expression via des ateliers de clinique des pratiques participent de l'accompagnement des étudiants. Le formateur y occupant une posture de lâcher prise sur les savoirs académiques favorise un travail de dialectisation entre processus auto-évaluatif et cursus certificatif. Tout en facilitant dans le groupe la formalisation des savoirs issus de l'expérience de chacun, il valide l'acquisition de savoirs nouveaux ce qui correspond à la fois la visée de la professionnalisation et aux objectifs de la formation.
Mots clefs : Auto-évaluation, certification, professionnalisation, clinique des pratiques, posture formative.
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Evelyne Simondi Docteur en Sciences de l'éducation - Université de Provence, chargée de cours dans l'Unité Mixte de Recherche ADEF, affiliée au Groupe de Recherche sur l'Accompagnement Professionnel.
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