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Annonces du RING - 15 avril 2013


Date de mise en ligne : [15-04-2013]




[Annonces du RING]

// http://www.univ-paris8.fr/RING \\

[N’hésitez pas à m’adresser vos informations.]

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SOMMAIRE :
1 - COLLOQUES :
• "De la recherche à la mise en place de parcours genre dans les dispositifs de formation initiale et continue des enseignants et des personnels d’encadrement", 22 avril, Paris Pouchet
• "L’ouverture du mariage aux personnes de même sexe", 15 avril, Paris Assas
• "Écrire l’histoire du pénis à l’époque moderne et contemporaine", 24 mai, Paris
• "Identity and Gender Politics Within International Relations", 18-19 avril, Paris
2 - SEMINAIRES ET CONFÉRENCES :
• Anne Emmanuelle Berger, "Le Grand Théâtre du genre Identités, Sexualités et Féminisme en "Amérique", 18 avril, Paris
• "Feriel Lalami, Les Algériennes contre le code de la famille : la lutte pour l’égalité", 18 avril, Paris
• Martine Gross, "Les familles homoparentales aujourd’hui : les enjeux", 18 avril, Toulouse
• Katherine A.R. Opello, "It Takes More Than a Region : The multi-level government impact on the substantive representation of women in France", 18 avril, Bruxelles
• Yoon-Jeong Shin, "Korean Family policy in Debate", 16 avril, Paris OFCE
• Isabelle Lacoue-Labarthe, "Rapports de genre dans le mouvement sioniste avant 1948", 15 avril, EHESS
• "Migrations féminines et dynamiques familiales", 19 avril, Paris
• "Les effets de l’engagement féministe dans la production et la diffusion de la connaissance (France-Québec)", 22 avril, Paris Pouchet
• "Genre épistémologie et risques psycho sociaux", 23 avril, Paris Pouchet
• "Genre et radio", 25 avril, Paris MIE
• "Femmes et BD : un genre qui fâche ?", 25 avril, Paris Jourdan
3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :
• Avant le 30 juin, "Genre et création dans l’histoire : arts vivants, arts de vivre", Paris EHESS
• Avant le 15 avril, "Femmes dans les Amériques", Aix-Marseille
• Avant le 18 avril, "La question des (hétéro)normativités sexuelles : un regard sur les performances spatiales des privilèges", Lisbonne
• Avant le 15 mai, "Le genre. Représentations & réalités", Nouvelle Revue de Psychosociologie
• Avant le 31 mai, "Mères, épouses, filles de médecins ou de chirurgiens (XVIIIe siècle – début XXe siècle)", Toulouse
• Avant le 15 juin, "La Guerre d’Algérie, le sexe et l’effroi", Paris
• Avant le 15 juillet, "La place des femmes militaires au sein des armées : un état des lieux", Paris
4 - COURS :
• "Gender and Development in the Commonwealth", Le Havre
5 - DIVERS :
• Appel de l’Assemblée Générale Féministe Universitaire de Bordeaux, 22 mai
• Campagne de candidatures 2013-2014 pour les Masters EGALES-EGALITES
• Sauver le cours d’Études de genre de l’Université de la Calabria
• Observatoire de la théorie du genre [anti-féminisme]
6 - EN LIGNE :
• Genre, sexualité et société, "Présidentielle 2012"
• Une étude sur les femmes et le plafond de verre
• Yasmine Berriane, Femmes, associations et politique à Casablanca
7 - PUBLICATIONS :
• Travail, genre et sociétés, "Tenir au travail", n° 29/2013 (avril), La Découverte
• Clio, "Costumes"
• Raisons politiques, "Nationalismes sexuels"
• Maud-Yeuse Thomas, Karine Espineira, Arnaud Alessandrin (dir.), Transidentités. Histoire d’une dépathologisation
• Romantismes, "Sodome et Gomorrhe"

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1 - COLLOQUES :

• "De la recherche à la mise en place de parcours genre dans les dispositifs de formation initiale et continue des enseignants et des personnels d’encadrement"
Journée d’études organisée par la Fédération de recherche sur le genre RING, sous la responsabilité de Anne-Sophie Godfroy (université Paris Est Créteil) et Valérie Pouzol (université de Paris 8)
Lundi 22 avril
CNRS site Pouchet, Salle 221
59-61 rue Pouchet 75017 Paris
(métro ligne 13 Brochant ou Guy Moquet)
9h30 à 17h30
Présentation :
La Fédération de recherche sur le genre RING organise une journée de travail le 22 avril 2013 autour de la question du genre et de la mixité dans la formation initiale et continue des enseignant-e-s du primaire et du secondaire. Cette journée sera l’occasion de réunir nationalement les différentes personnes et institutions investies depuis des années dans la mise en place de parcours de formation sur le genre et la mixité, d’échanger et de mutualiser les expériences afin d’être capables de proposer dans des délais courts des formations au sein des futures maquettes MEEF mais également en formation continue.
Programme :
. 9h30 Accueil et introduction de la journée par Valérie Pouzol et Anne-Sophie Godfroy
1) Présentation de projets de recherche :
. 10h Annie Lechenet (Lyon 1) : présentation d’un projet de recherche ANR « Pratiques genrées et violences entre pairs dans les établissements d’enseignement secondaire ». (exposé de 20 minutes et 10 minutes de questions)
2) Les parcours genre dans la formation initiale :
. 10h30 Muriel Salle et Annie Lechenet : « Genre, égalité, mixité : de l’expérience de la formation des enseignants à la prise en compte du genre par l’équipe GEM de l’IUFM de Lyon ».
. 10h45 Virginie Houadec : Le cas de l’IUFM Toulouse
. 11h-11h20 : Discussion
. 11h20-11h30 : pause café
3) Genre et mixité dans le cadre de la formation continue : l’articulation entre formation continue et formation initiale
. 11h30 : Josette Costes et Béatrice Cahurel (Toulouse) : Formation continue des professeurs de mathématiques à Toulouse
. 11h45 : Geneviève Guilpain (Créteil) : " Genre et mixité dans la formation continue du premier et du second degré de l’académie de Créteil.
. 12h : Karine Lambert et Charlie Gaudibert ( chargé de mission égalité Rectorat de Nice) : les projets de formation continue dan l’Académie de Nice.( à déplacer en fonction de l’heure d’arrivée de Karine..)
. 12h15 : Mireille Baurens (Grenoble) : De la formation continue à la formation initiale : le genre dans la formation continue et dans la formation des formateurs (Grenoble et Lyon)
. 12h30 : Fabienne Fédérini, (Département recherche et développement innovation expérimentation DEGESCO Ministère de l’éducation nationale) : ABCD égalité
. 12h45-13h15 : Discussion
. Pause déjeuner 13h15 -14h30 sur place
4) Les chantiers : les futures maquettes MEEF
. 14h30 : Virginie Houadec (Toulouse) : Présentation des textes de cadrage et de la convention interministérielle
. 14h50 Karine Lambert  : Projets à l’IUFM de Nice
. 15h05 Anne-Sophie Godfroy (UPEC) : Projets à l’IUFM de Créteil
. 15h20  : discussion générale sur les futures maquettes
5) 15h45-16:30 Synthèse et conclusions
. 16:30-16h45 : café et fin de la journée
Merci de vous inscrire si vous souhaitez y assister car la salle de réunion n’est pas très grande en contactant : Valérie Pouzol (v.pouzol@wanadoo.fr) et Anne-Sophie Godfroy (anne-sophie.godfroy@u-pec.fr)

• "L’ouverture du mariage aux personnes de même sexe"
Cinquième colloque annuel du Master 2 Droit privé général de l’université Panthéon-Assas (Paris II) organisé par l’Association du Master 2
lundi 15 avril de 08h30 à 18h30 au Conseil Supérieur du Notariat (60 boulevard de la Tour Maubourg, 75007 Paris)
Présentation :
Le thème abordé sera le suivant : « L’ouverture du mariage aux personnes de même sexe », avec la participation de certains professeurs de l’équipe pédagogique du Master, ainsi que d’intervenants extérieurs apportant chacun leurs lumières sur les données de la réforme, les débats qu’elle suscite et ses conséquences juridiques.
Programme :
http://dpg.u-paris2.fr/wp-content/uploads/2013/04/Programme-colloque-2013-derniere-version-2.pdf
Contact :
colloquedpg.paris2@gmail.com

• "Écrire l’histoire du pénis à l’époque moderne et contemporaine"
Journée d’étude sous la direction de Christelle Taraud & Régis Revenin.
24 mai 2013
10 heures-18 heures
New York University in France
56 rue de Passy
Paris 16e
Cette journée est organisée par Régis Revenin (Université Paris 1) et Christelle Taraud (NYU in France) dans le cadre du séminaire "Approches historiques des sexualités", soutenu en 2012-2013 par le Centre d’histoire du 19e siècle (Paris 1-Paris 4), le Centre d’histoire sociale du 20e siècle (Paris 1-CNRS), le laboratoire Framespa (Toulouse 2-CNRS) et par New York University in France.
Argumentaire :
Les recherches historiques sur la masculinité et la virilité (françaises) se sont certes développées ces dernières années , mais les hommes restent encore un impensé, le point aveugle des discours et des travaux sur le genre et la sexualité. Bien que le pénis symbolise ou soit souvent associé à l’homme, les sciences humaines et sociales ne s’y sont, pour l’heure, pas vraiment intéressés de manière spécifique. Souvent écrits par des urologues, des sexologues ou des psychiatres, les essais consacrés aux organes génitaux masculins en méconnaissent souvent la dimension historique, politique, sociale. De leur côté, dans une perspective de genre, les historien.ne.s se sont surtout penché.e.s sur la sexualité et son contrôle social, mais le corps sexué, tout comme la réalité des pratiques sexuelles, restent peu explorés. Pourtant les organes génitaux masculins sont des territoires essentiels de la production des normes de genre et des normes sexuelles.
C’est pourquoi, lors de cette journée d’étude parisienne, nous désirerions dresser un premier bilan des réflexions et des travaux sur cette question – terminés ou en cours –, produits dans le champ historique, sans toutefois en exclure les autres approches en sciences humaines et sociales.
Programme :
. 10h-10h05 : ouverture par Christelle Taraud, professeure d’histoire à New York University en France.
. 10h05-10h15 : introduction par Régis Revenin, docteur en histoire de l’Université Paris 1-Panthéon Sorbonne.
. 10h15-10h45 : Didier Foucault, « Le pénis en littérature, des fabliaux aux romans libertins des Lumières : représentations, fantasmes, substituts ».
Didier Foucault est professeur d’histoire à l’Université Toulouse 2.
. 10h45-11h15 : Stanis Perez, « Du phallus conquérant au phallus défaillant : relecture(s) de l’absolutisme louis-quatorzien ».
Stanis Perez est coordonnateur de recherche MSH-Paris Nord « Corps et politique » et chargé de cours à l’Université Paris 13.
. 11h15-11h35 : discussion avec la salle.
. 11h35-12h05 : Guillaume Garnier, « La masculinité à l’épreuve du sommeil et des rêves : le pénis inhibé et réprimé (18e-19e siècles) ».
Guillaume Garnier est docteur en histoire et ATER à l’Université d’Angers.
. 12h05-12h35 : Anne Carol, « Le crime de castration : glissement, évolution et tentative de typologie (France, 19e siècle) ».
Anne Carol est professeure d’histoire à l’Université d’Aix-Marseille.
. 12h35-12h55 : discussion avec la salle.
. 14h30-15h : Brice Chamouleau, « La dangerosité sociale et le pénis : mutation du genre masculin dans l’Espagne postfranquiste ».
Brice Chamouleau est membre scientifique de l’École des hautes études hispaniques et ibériques de la Casa de Velázquez et doctorant à l’Université Bordeaux 3.
. 15h-15h30 : Claudine Le Pallec-Marand, « Quand des Nouvelles Vagues regardent en face leur pénis (1975-1976) ».
Claudine Le Pallec Marand est docteure en cinéma et chargée de cours en esthétique à l’Université Paris 8.
. 15h30-15h50 : discussion avec la salle.
. 16h : pause.
. 16h15-16h45 : Sabrina Bouarour, « Dire le sexe et ses pratiques de 12 ans à 87 ans, d’après Journal d’un corps de Daniel Pennac ».
Sabrina Bouarour est étudiante en littérature et cinéma à l’ENS Ulm et journaliste au Monde Académie.
. 16h45-17h15 : Yannick Le Hénaff, « L’agrandissement de pénis : sociologie d’une controverse médicale ».
Yannick Le Hénaff est maître de conférences en sociologie à l’Université de Rouen.
. 17h15-17h35 : discussion avec la salle.
. 17h35-18h : conclusion de la journée par Sylvie Chaperon, professeure d’histoire à l’Université Toulouse 2.
Contact :
regisrevenin@free.fr

• "Identity and Gender Politics Within International Relations"
American Graduate School In Paris
18-19 Avril 2013
Théâtre des Cultures du Monde
101 boulevard Raspail
75006 Paris
From a growing number of individuals in policy forming positions who operate beyond the constraints of traditional hegemonic masculinity, to an increase in gendered political groups responding progressively to cultural and governmental structures and policies, the discourse on identity and gender politics has had a resurgence in recent years. As a result, this theme has become one of necessity for academics and practitioners to re-evaluate when contributing to a contemporary discourse in International Relations.
This is the goal of the 8th Annual AGS Graduate Student Conference : “Identity and Gender Politics within International Relations.” This will conference will seek to analyze the impact of identity and gender—often conditioned by class, race, biology and sexuality—within the social and cultural framework of International Relations. Commonalities and intersections between these areas, as well as their impact on interstate and state governance, international conflict, and public awareness are the main concerns of conference contributors.
Scholars, practitioners in the field, and graduate students from countries around the world will present and discuss such themes regarding gender and identity as it relates to social movements, violence, leadership, education, poverty, culture, etc.
By connecting practitioners and academics, this 8th Annual AGS Graduate Student Conference will aim to develop and provoke discussions on the impact of these issues within the international sphere.
http://www.ags.edu/conference/2013

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2 - SEMINAIRES ET CONFÉRENCES :

• Anne Emmanuelle Berger, "Le Grand Théâtre du genre Identités, Sexualités et Féminisme en "Amérique"
Rencontre-débat organisée par l’Institut du Genre et le Columbia Global Center de Reid Hall
Jeudi 18 avril 2013 de 18h30 à 20h30
Reil Hall
Salle des conférences, RC, 3e jardin
4 rue de Chevreuse, Paris 6e
Avec la participation de
Monique DAVID-MENARD, philosophe et psychanalyste (Université Paris VII) Frédéric REGARD, professeur de littérature britannique (Université Paris IV)
Présentation :
Comment et pourquoi la « drag queen » est-elle devenue la figure iconique d’un certain féminisme contemporain ? D’où vient et que signifie la revendication de « visibilité » qui caractérise les mouvements sociaux contemporains, et particulièrement ceux, divers, des minorités sexuelles ? Qu’arrive-t-il à la « différence sexuelle » quand elle traverse et retraverse l’Atlantique ? De quoi les débats sur la prostitution qui divisent le champ théorique et politique du féminisme depuis plus de trente ans sont-ils le signe ? Quelles relations complexes le féminisme occidental entretient-il avec l’économie et l’idéologie capitalistes ? Ce sont quelques-unes des questions auxquelles Anne Emmanuelle Berger tente de répondre dans cet essai stimulant, provoqué par les modes de réception de la gender theory en France.
Contact :
isabelle.pastor-sorokine@mshparisnord.fr

• "Feriel Lalami, Les Algériennes contre le code de la famille : la lutte pour l’égalité"
Rencontre-débat organisée par PRESAGE
Jeudi 18 avril 2013 – 17h15 / 19h30
Sciences Po, 56, rue des Saints Pères 75007 Paris Salle Goguel (5ème étage)
Feriel Lalami est politiste, docteure en sociologie, GRESCO (Groupes de recherches et d’études sociologiques de Centre Ouest), Poitiers
Présentation :
Loi discriminatoire promulguée en 1984, le code de la famille va à l’encontre de l’égalité entre les hommes et les femmes, promise pendant la lutte pour l’indépendance et énoncée par la Constitution. Il cristallise les actions menées par les Algériennes qui militent pour cette égalité.
Malgré un environnement politique fait d’obstacles et de contraintes – poids de la période coloniale qui a réduit le statut des femmes à un enjeu d’identité nationale ; limites imposées aux libertés publiques par un régime autoritaire ; cycle de violences extrêmes des années 1990 qui a paralysé l’activité politique et compromis la poursuite du mouvement – les associations ont toujours su, avec pragmatisme, trouver de nouvelles ressources, en particulier au niveau international.
Un récit au plus près de la lutte des Algériennes pour le changement de leur statut, ponctué d’interrogations sur les perspectives qui leur sont ouvertes depuis la révision en trompe-l’œil du code de la famille en 2005.

• Martine Gross, "Les familles homoparentales aujourd’hui : les enjeux"
Intervention dans le cadre du "Cycle de grandes conférences" du département de sociologie et anthropologie de l’université Toulouse Le Mirail
18 avril 2013
de 12h30 à 14h, Amphi 6
Martine Gross est sociologue, ingénieure de recherche en sciences sociales au CNRS.
Présentation :
Les réalités recouvertes par l’expression "familles homoparentales" se sont multipliées avec l’évolution du regard social sur l’homosexualité. Ces réalités interrogent les définitions de ce que sont un parent, une mère, un père, une famille, etc. Nous verrons comment ces familles qui tout à la fois transgressent certaines normes et représentations sociales et se conforment à d’autres, illustrent les questions posées par la diversité des configurations familiales contemporaines et révèlent les enjeux des débats sur l’ouverture du mariage aux couples de même sexe.
Infos et contact :
http://www.univ-tlse2.fr/accueil-utm/infos/pratique/agenda/les-familles-homoparentales-aujourd-hui-les-enjeux-160021.kjsp

• Katherine A.R. Opello, "It Takes More Than a Region : The multi-level government impact on the substantive representation of women in France"
Intervention dans le cadre du séminaire du groupe "Genre et politique" de l’Association belge de science politique.
Jeudi 18 avril, 18-20h
Salle Henri Janne (15e étage)
Institut de Sociologie - ULB
Avenue Jeanne 44
1050 Bruxelles
Discutante :
Sylvia Erzeel (Vrije Universiteit Brussels)
Abstract :
In this paper, I determine to what degree the regional, national and European governments influence the making of women friendly policy in two French regions, Nord/Pas-de-Calais and Alsace. To do so, I tell the French story of job training policy and equal employment policy from “conception to delivery”. I selected these two sectors because they fall into the policy purview of the regional governments (which mainly consists of education, employment, and infrastructure) but also because there has been significant (but varying degrees of) action to advance gender equality in these policy areas at the national and European levels. Accordingly, I track the multi-level political efforts to establish equality between men and women in job training programs and to guarantee equal pay between the sexes. Specifically, I use process tracing and elite interviews to chronicle the moves made at the regional level (e.g. by elected officials, bureaucrats, and women’s groups) ; the national level (e.g. by elected officials, cabinet ministers women’s policy agencies, and women’s groups) and the European level (e.g. EU treaties, EU hard and soft measures, Committee of Regions opinions) to determine which ones had the biggest impact on the making of women-friendly employment policy at the regional-level. I find that such policy resulted from a complex interaction between multiple levels of government, which confirms recent theories about the multiplicity of influences on the substantive representation of women.
Biography :
Katherine A.R. Opello is Associate Professor of Political Science at the City University of New York at Kingsborough Community College. Her research focuses on gender and politics and European politics. She is the author of Gender Quotas, Parity Reform and Political Parties in France (Lexington, 2006) and the co-author of European Politics : The Making of Democratic States (Lynne Rienner, 2009). Her articles have appeared in French Politics, Culture and Society, The Journal of Women, Politics and Policy, and French Politics.
Contact :
david.paternotte@ulb.ac.be

• Yoon-Jeong Shin, "Korean Family policy in Debate"
Intervention dans le cadre du séminaire de recherche de l’OFCE
Mardi 16 avril 2013 10h00 - 11h30
OFCE, 69 quai d’Orsay 75007 Paris, Salle de réunion (Rez-de-chaussée)
Yoon-Jeong Shin est membre du Korea Institute for Health and Social Affairs
La discussion sera introduite par Hélène Périvier
Présentation :
The Total Fertility Rate (TFR) of Korea was 1.3 in 2012 and it is the lowest level among the OECD countries. The Korean government has expanded family policies since 2005, especially there have been significant improvements in supports for childcare services and governments spending for it. However, there is still limitation in terms of efficiency and equality.
Korea’s family policy is weak in responding to population ageing and encouraging female labor market participation. Governments support childcare services for all children aged 0-5 without special consideration for dual working parents. Childcare allowances are provided for children only if they are cared at home. Payment for parental leave is provided for the people who are enrolled in employment insurance.
France has long history of family policy and achieved success in both high levels of fertility rate and female labor market participation. There is much to learn from French family policy, which is one of important area of Social security system, allowing people to have the number of children as they want and guarantee vertical and horizontal equity. The implication of French family policy would provide useful insight for developing family policy in Korea.
This presentation shows currents debates on family policy and short description on recent research of KIHASA. Current works of KIHASA include as follows. "The effectiveness and efficiency of cash versus in-kind benefit for family income," "Childcare service and early education for the consideration of work-life balance and child development, and "Comparison studies on family policy for Selected East Asian countries – South Korea, China, Japan, and Singapore." The seminar provides useful opportunity to exchange experience of both countries and to develop better family policy.
Contact :
christophe.blot@sciences-po.fr

• Isabelle Lacoue-Labarthe, "Rapports de genre dans le mouvement sioniste avant 1948"
Intervention dans le cadre du séminaire Rapports de genres au Maghreb et au Machrek
Lundi 15 avril 2013
Salle 2, 17 h à 19 h, 105 bd Raspail – 75006 Paris
Isabelle Lacoue-Labarthe est MCF à l’IEP de Toulouse
Contact :
yacine@msh-paris.fr

• "Migrations féminines et dynamiques familiales"
séminaire GEMIG (genre et migration) du CREDA
vendredi 19 avril de 14h à 16h,
salle Paul Rivet (au 5ème étage de l’Institut des Hautes Études de l’Amérique latine, 28 rue Saint-Guillaume, 75 007 Paris).
Maria Eugenia Cosio Zavala (Colegio de México, Université Paris Ouest Nanterre), Professeure Émérite de Démographie, fera une présentation sur le thème des migrations, notamment celles des femmes, des dynamiques familiales et des relations de genre :
Résumé :
"Les migrations internationales, notamment de femmes, provoquent des changements majeurs dans les dynamiques familiales, les relations de genre et le statut des femmes dans les pays de départ et d’arrivée. De ces mutations, surgissent de nouveaux concepts et de nouvelles analyses sur les facteurs liés aux migrations, qui sont abordés par de nombreux travaux théoriques et méthodologiques. Ils élargissent le champ des réflexions, limités aux hommes auparavant, soit aux marchés du travail et aux dimensions économiques principalement. Les dimensions familiales doivent être analysées, pour les femmes comme pour les hommes et aussi pour les enfants.
Nous nous interrogerons sur la question suivante : de quelle façon une perspective de genre permet de mieux comprendre les systèmes migratoires et les transformations des sociétés contemporaines ? Nous approfondirons deux dimensions : dans quelle mesure assiste-t-on à une féminisation des migrations ? quelles sont les particularités des migrations féminines en relation aux systèmes de genre et aux dynamiques familiales ?"
Contact :
doserges@hotmail.com

• "Les effets de l’engagement féministe dans la production et la diffusion de la connaissance (France-Québec)"
Journée de recherche doctorale CSU/RéQEF
lundi 22 avril 2013
Site CNRS Pouchet, 59-61 rue Pouchet - 75849 Paris Cedex 17
Métro : ligne 13, stations Brochant ou Guy Môquet
Bus : 66, arrêt La Jonquière
Organisée par Mélissa Blais, UQAM et RéQEF
et Anne-Marie Devreux, CNRS, Cresppa-CSU
Présentation :
En vue de mettre à profit les collaborations entre le RéQEF et le CSU, nous proposons cette journée de réflexion conjointe ; le RéQEF rejoignant en visioconférence le CSU dans la 2ème partie de la journée.
Cette activité s’adresse aux doctorant.e.s ainsi qu’aux étudiant.e.s en master qui souhaitent partager leur réflexion et questionnement sur les implications du féminisme dans le développement et la diffusion de la connaissance sociologique et de la science politique.
Cette journée sera l’occasion de discuter des objets de recherche, de cadres d’analyse et de méthodes de recherche autour de présentations étudiantes. L’exercice se déroulera dans un cadre convivial où les échanges se feront dans le respect réciproque et la reconnaissance des limites dues aux différentes étapes du processus de la recherche en cours.
Objectifs de la journée :
En dénaturalisant le sexe et le genre, la recherche féministe interroge notamment les socialisations ainsi que les outils et les lieux de construction de la masculinité, en plus de réfléchir aux différentes stratégies de résistance des hommes au changement réel ou espéré des féministes. Sans nécessairement s’inscrire dans une perspective féministe, le développement de la connaissance sur la construction du masculin se poursuit. Formant l’objet de nos échanges en matinée, Penser le masculin constitue le thème fédérateur de nos discussions.
Nous proposons ensuite un Intermède plus méthodologique autour des pièges du terrain et des défis des terrains dangereux, où, après avoir donné des exemples concrets de difficultés rencontrées dans leurs recherches respectives, des chercheuses « confirmées » répondront aux questions des étudiant.e.s.
En après-midi, nous élargirons l’espace de discussion en vue d’y inclure les membres du RéQEF. En continuité des remises en question féministes des hiérarchies qui président souvent aux rapports entre le chercheur ou la chercheuse et l’objet, l’enquêteur et l’enquêté.e, mais aussi entre les professeur.e.s et les étudiant.e.s, nous souhaitons analyser les différentes transformations dues à l’introduction d’un point de vue féministe, ainsi que les résistances consécutives dans la pratique scientifique ou dans la pratique d’enseignement.
Demande de participation :
Cette journée, réservée aux doctorant-e-s et masterant-e-s, est ouverte, sans inscription, aux doctorant-e-s du Cresppa et du RéQEF. Pour les autres cas, merci de bien vouloir faire une demande d’inscription, justifiée en quelques lignes, à Mélissa Blais blais.melissa@uqam.ca et Anne-Marie Devreux anne-marie.devreux@csu.cnrs.fr
Programme (provisoire) :
. 10 h – 12 h : Penser le masculin
. 12 h – 13 h Déjeuner (Pique-nique sorti du sac)
. 13 h – 15 h : Les pièges du terrain et les terrains dangereux
Des chercheuses et chercheur « confirmé-e-s » et leurs expériences de difficultés sur le terrain d’enquête
. 15 h – 18 h : en duplex (visioconférence) avec le RéQEF à l’UQAM (Montréal) :
L’épistémologie féministe comme outil de l’enseignement et de la recherche
1) Traiter les témoignages de la domination : émotions, transmission de l’expérience et enjeux politiques.
2) L’épistémologie féministe comme perturbatrice

• "Genre épistémologie et risques psycho sociaux"
Séance 7 du séminaire "Le genre du mal être au travail"
mardi 23 avril 2013
10h-13h – salle des conférences
59 rue Pouchet 75017 Paris métro Guy Môquet, bus 66
Intervenantes :
> Marie Buscatto, Professeure des Universités en sociologie, I.D.H.E., Université Paris 1 Panthéon Sorbonne – Cnrs
« A quel moment un phénomène social est-il genré ? Réflexions épistémologiques autour de quelques cas empiriques"
C’est dans les années 2000 que le concept de genre s’est imposé en sociologie francophone afin de rendre compte des différences, voire des inégalités, entre femmes et hommes certes, mais aussi des relations entre femmes et hommes, entre femmes et femmes, entre hommes et hommes ou entre femmes, hommes, queer ou trans. Le concept de genre (gender) permet ainsi de penser les rapports sociaux de sexe de manière multiple, relationnelle, hiérarchique et dynamique.
Se succèdent les manuels, les ouvrages, les articles portant sur le genre au travail, dans les arts, dans le sport ou dans le militantisme qui en font un concept central de réflexion sur ces questions. Pourtant manquent encore cruellement les réflexions épistémologiques s’interrogeant sur les manières dont l’enquêteur, dont l’enquêtrice identifie et explique des phénomènes sociaux genrés.
Comment construire l’objet d’enquête ? Comment interpréter les observations, les paroles ou les déclarations recueillies ? A quel moment décider de la pertinence du concept de genre pour rendre compte d’un phénomène donné ? Selon quels critères ou principes d’analyse ? Ces questions seront ici abordées à partir de nos propres enquêtes empiriques menées sur le genre au travail et dans les arts depuis une quinzaine d’années.
> Michel Gollac, administrateur de l’Insee, directeur du laboratoire de sociologie quantitative du Crest, Grecsta, Genes–Cnrs, 60, rue Étienne Dolet, 92240 Malakoff, Michel.Gollac@ensae.fr
« Les risques psychosociaux au travail : un concept cache-genre ? »
Après avoir rappelé l’existence de luttes de terminologie (« souffrance » versus « stress » ou « risques psychosociaux »), on examinera le rapport du collège d’expertise sur la mesure des risques psychosociaux au travail faisant suite à la demande du Ministère du travail. Le collège a défini ces risques comme « risques pour la santé mentale, physique et sociale, engendrés par les conditions d’emploi et les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental ». Il a établi une liste de facteurs de risque et proposé d’organiser la description des facteurs de risque autour de six dimensions : charge de travail, exigences émotionnelles, autonomie insuffisante, mauvaise qualité des rapports sociaux au travail, conflits de valeurs, insécurité de la situation de travail.
Le collège s’est appuyé sur un état de la littérature scientifique. Celle-ci n’élude pas toujours la question du genre. Des travaux examinent les inégalités entre hommes et femmes relativement à l’exposition aux risques psychosociaux au travail. D’autres comparent les effets de cette exposition chez les hommes et chez les femmes. Enfin, des recherches attribuent la genèse de certains facteurs de risque aux rapports de genre.
L’approche en termes de risques psychosociaux conduit-elle à une simple description des inégalités ou peut-elle contribuer à l’étude de la domination masculine, comme d’ailleurs à celle de la domination sociale ?
Contact :
reginebercot@gmail.com

• "Genre et radio"
Quatrième séance de l’atelier "Genre et Médias"
Avec
Geneviève Drolet, Doctorante Université Rennes 1/Université Laval (Québec)
« Domination masculine sur les ondes québécoises : talk-radio, genre et politique »
Discutée par Isabelle Matamoros
Le 25 avril de 18h à 20h à la MIE (maison des initiatives étudiantes)
50, rue des tournelles – 75003 Paris.
L’atelier est ouvert à toute personne intéressée
Présentation :
Notre présentation propose l’analyse d’un format particulier de radio très populaire au Québec : la « radio parlée ». Directement inspiré par le controversé modèle américain de « talk radio », ce style radiophonique a soulevé, et soulève encore, de houleux débats en raison de la nature controversée des propos tenus par ses animateurs. La réflexion que nous suggérons se base sur une étude portant sur la couverture médiatique des élections municipales de 2007 par les deux stations de « radio parlée » de la ville de Québec. Cette analyse cherchait, à l’époque, à vérifier si les candidats et candidates avaient droit à un traitement équitable et équilibré.
Les résultats obtenus ont retenu notre attention puisqu’ils ont non seulement révélé de fortes inégalités de traitement, mais ils ont aussi fait émerger une misogynie latente des propos tenus par les animateurs. Nous tenterons donc, à l’aide de ces résultats, de mettre en lumière les processus de représentation et construction des différentes identités masculines et féminines des personnalités publiques (et plus spécifiquement politiques) sur les ondes de ces « radios parlées » qui s’autoproclament « porte-parole des gens ordinaires ».
Argumentaire :
Cet atelier se propose d’être un espace d’échange entre masterant-e-s, doctorant-e-s, jeunes chercheurs-ses autour de la thématique « Genre et médias ». L’analyse des médias au prisme du genre fait appel non seulement aux sciences de l’information et de la communication mais également à la sociologie, à l’histoire, à la littérature, aux sciences politiques, etc.
Cet atelier se veut donc interdisciplinaire, et entend soulever les différents problèmes théoriques et méthodologiques que pose l’utilisation du genre comme catégorie d’analyse des médias. Comment nos interrogations actuelles sur la construction des identités de genre permettent-elles de renouveler l’analyse du champ médiatique ?
En effet, en tant que dispensateurs de discours, les médias participent à l’élaboration de nos représentations du monde. Grâce aux apports théoriques du genre, l’étude des discours médiatiques, des représentations peut être envisagée sous un nouvel angle : quelles représentations du masculin, du féminin, des identités transgenres sont à l’œuvre dans les discours médiatiques ? Les médias « fabriquent-ils » le genre ? Contribuent-ils à forger ou à faire évoluer des modèles et des normes genrés ? (question des stéréotypes liés aux sexes ou aux rôles sociaux…)
Mais à l’autre bout de la chaîne médiatique, comment ce message médiatique est-il reçu en fonction des identités sexuées ? Existe-t-il des réceptions différenciées et que nous apprennent-elles sur les dynamiques d’identification et les processus de socialisation ? Autant de questions qui peuvent servir de base de réflexion aussi bien sur le message médiatique sous ses différentes formes –discursives, iconiques- que sur le(s) public(s).
Pour autant, si la question de la norme véhiculée par les médias reste au cœur des débats, on ne peut nier qu’ils peuvent faire l’objet d’usages et d’appropriations inattendues. Ces réflexions peuvent alors mettre au jour les possibilités de déplacement des assignations de genre dans et à travers les médias : en offrant des espaces de parole et de visibilité publique, créent-ils des opportunités de dépassement du genre ? (NTIC, médias militants, etc.) Le message médiatique peut-il faire l’objet d’une réception oblique, ironique, et sur lequel peuvent prendre appui des pratiques critiques voire émancipatrices ?
Enfin, le monde des médias et sa composition ne peuvent pas rester à l’écart de ces interrogations : comment les entreprises médiatiques sont-elles composées ? Quelles carrières sont possibles pour les un-e-s et les autres ? De quelle visibilité les différentes minorités bénéficient-elles au sein de la profession ? Quels rapports de pouvoir traversent le milieu journalistique ? (question de la mixité, du plafond de verre…)
Une première série de séances sera consacrée, de manière thématique, à l’étude d’un support médiatique en particulier (qu’il s’agisse d’un genre médiatique et/ou d’une rubrique spécifique). Cette thématique permettra, entre autres, de s’interroger sur les points de convergences et/ou les décalages perceptibles entre les différents médias, dont la multiplicité et la polyphonie mettent à mal toute visée généralisatrice.
Ces pistes de recherche ne sont pas exhaustives et l’atelier est ouvert à toute proposition. Chaque séance de deux heures est consacrée à la présentation d’une ou deux recherches en cours, suivie(s) par un échanges entre les participant-e-s et la mise en commun d’informations bibliographiques ou sur l’actualité scientifique.
Pour plus d’informations ou si vous souhaitez intervenir lors d’une prochaine séance de l’atelier, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : genreetmedia.efigies@gmail.com

• "Femmes et BD : un genre qui fâche ?"
Séance du séminaire "BD et sociologie"
jeudi 25 avril de 16h à 18h sur le thème :
avec comme invitées :
Pauline Mermet, éditrice chez Dargaud
Lisa Mandel, auteure
en salle A2, 48 boulevard Jourdan 75014
(accès M° Porte d’Orléans (ligne 4) ou Cité Universitaire (RER B), ou Tramway "Montsouris")
Présentation :
Bien que Bécassine, une des premières bande-dessinée francophone ait été scénarisée par une femme, Jacqueline Rivière, les bandes dessinées ont longtemps été une production d’hommes, et les femmes auteures restent encore aujourd’hui minoritaires.
Ce constat suscite toute une série d’interrogations : dans quelle mesure peut-on parler de phénomènes de domination masculine dans ce champ artistique ? Comment les auteures réagissent-elles à cet état de fait et se représentent-elles leur position dans le champ ? Assiste-t-on à des phénomènes de revendication d’une "BD féminine",à l’instar de certaines écrivaines féministes, ou au contraire à un refus de mettre un avant une quelconque spécificité liée au genre ?
Contact :
yasmine.bouagga@gmail.com

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3 - APPELS A CONTRIBUTIONS :

• Avant le 30 juin
"Genre et création dans l’histoire : arts vivants, arts de vivre"
Colloque organisé par Elizabeth Claire (CRH-EHESS-CNRS), Catherine Deutsch (Univ. Paris-Sorbonne) et Raphaëlle Doyon (LABEX CAP, CRAL-HICSA)
Avec le soutien de la Fédération RING
12-14 décembre 2013, Paris EHESS
Argumentaire :
Si depuis plusieurs décennies, en France, les différentes disciplines artistiques (littérature, histoire de l’art et cinéma, notamment) se sont considérablement ouvertes à l’histoire des femmes, aux théories féministes et aux études de genre, le dialogue avec l’histoire des arts vivants (théâtre, musique, danse) reste encore à établir.
Étudier les actes de création au prisme du genre nous confronte à un certain nombre de paradoxes inhérents aux arts vivants et nous invite à répondre à une série de questions. Quel rôle joue le corps genré dans l’interprétation ? Comment traiter la complexité de la mémoire de l’événement et de sa création ? Dans quelle mesure les traces et les lacunes font-elles apparaître l’histoire genrée des arts vivants ? La difficulté de nommer au féminin certaines fonctions ne relève-t-elle pas d’une division sexuée du travail de création ? Enfin, comment la construction des identités de genre façonne, et est modelée en retour par le contenu des œuvres et les techniques d’interprétation ?
Nous proposons trois axes de réflexion qui répondent au caractère éphémère des arts vivants et à la complexité temporelle de leurs traces éparses et polymorphes. Le premier, « Gestes et interprétation », porte sur le moment de l’action et de son incarnation ; le second, « Fabrique de l’art et construction de soi », sur sa mise en discours et en normes ; le troisième, « Transmission et héritages », sur son inscription dans le temps.
Axes :
1. Gestes et interprétation
Ce premier axe invite à une réflexion sur le geste (théâtral, musical, dansé) et son lien avec le corps genré. Nous interrogerons :
- la notion d’interprétation (d’une tradition, d’un texte, d’une partition, d’une chorégraphie), et leur réception ;
- les mécanismes qui ont abouti à la distinction et la hiérarchisation entre interprètes et créateurs /créatrices,
- la marginalisation de certaines pratiques dites féminines, privées ou amateures notamment, et à leur mise à l’écart des définitions traditionnelles du mot art.
2. Fabrique de l’art et construction de soi
Ce deuxième axe porte sur les représentations et la mise en discours et en normes des pratiques de création selon une logique genrée. Nous verrons la façon dont les créateurs et créatrices se sont positionné-e-s et construit-e-s avec, contre ou en dehors de ces discours. Nous sollicitons des études terminologiques et des analyses discursives qui permettent de discerner, pour chacun des arts, les représentations sociales collectives associées aux pratiques, et/ou aux stratégies de résistance aux contraintes et aux normes.
3. Transmission et héritages
Dans ce dernier axe, nous proposons d’examiner l’inscription mémorielle des créatrices/créateurs et de leurs pratiques, ainsi que les amnésies volontaires et les mécanismes de l’oubli. Nous questionnerons l’histoire des lacunes, des silences et des processus genrés d’invisibilisation dans l’historiographie. Il s’agira également d’explorer les liens entre des « pratiques artistiques » qui s’inscrivent dans un héritage culturel qu’elles répètent et inventent, l’histoire de la construction des savoirs, et la mise en forme des disciplines académiques, elles-mêmes traversées par des stéréotypes de genre.
Les propositions de communication seront envoyées avant le 30 juin 2013 à l’adresse suivant : genre.artsvivants@gmail.com
Elles comprendront le nom et prénom, l’affiliation institutionnelle le cas échéant, un titre et un résumé de 200 mots environ.

• Avant le 15 avril
"Femmes dans les Amériques"
11ème Congrès annuel de l’Institut des Amériques
Présentation :
L’Institut des Amériques (IdA), en partenariat avec le Centre Aixois
d’Etudes Romanes (CAER, AMU) et avec le soutien de Sciences Po Aix, du
Laboratoire d’Etudes et de Recherche sur le Monde Anglophone (LERMA,
AMU), du Laboratoire Interdisciplinaire de droit des médias et des
mutations sociales (LID2MS, AMU) et du Centre d’Etudes mexicaines et
centraméricaines (CEMCA), propose, pour la 11e édition de son Congrès
annuel, de réfléchir sur la thématique Femmes dans les Amériques. Il se
tiendra du 4 au 6 décembre 2013 dans les locaux d’Aix-Marseille
Université (Maison de la Recherche-Centre Schuman). Il se déroulera en
français, en anglais et en espagnol et débouchera sur plusieurs
publications à caractère international.
Si les travaux sur le genre et les femmes ont largement marqué les
sciences humaines ces dernières décennies, il s’agira ici, cinquante ans
après la publication de l’ouvrage fondateur de Betty Friedan, Feminine
Mystique, de proposer une approche croisant les domaines disciplinaires
et les aires culturelles à l’échelle du continent, dans une perspective
épistémologique résolument comparatiste entre le Nord et le Sud des
Amériques et/ou transaméricaniste. Ce Congrès s’attachera à analyser les
permanences et les mutations des rôles, des représentations et identités
des femmes dans les Amériques, ainsi que la spécificité de l’aire
culturelle des Amériques dans le questionnement sur le genre. Cette
démarche comparatiste et transaméricaine orientera les conférences
plénières et les Axes thématiques.
Ce colloque, interdisciplinaire, comprend un axe “ Femmes et pouvoir
politique, femmes et relations internationales” qui s’attachera à
analyser l’évolution des femmes des Amériques en politique et dans les
relations internationales, les progrès substantiels de ces dernières
décennies mais aussi les défis qui demeurent et l’instrumentalisation
politique des femmes. Les ateliers auront vocation à intégrer une
dimension comparatiste, notamment entre le nord et le sud des Amériques.
Au sein de cet axe, cinq ateliers sont proposés :
1. Luttes pour la représentation politique.
2. L’empowerment et les stratégies de campagne.
3. Femmes et pouvoir politique
4. Premières dames.
5. Evolution et rôle des femmes dans la diplomatie des pays des
Amériques, qu’elles soient acteurs, acteurs par procuration, ou bien
objet d’une politique.
Pour plus d’informations sur les différents axes et les modalité de
soumission de communications
http://www.institutdesameriques.fr/page.jsp?id=87&id_actu=310

• Avant le 18 avril
"La question des (hétéro)normativités sexuelles : un regard sur les performances spatiales des privilèges"
2ème Conférence Internationale de Géographies des Sexualités, Lisbonne, 5-7 Septembre
Session organisée par : Karine Duplan (Université de Paris-Sorbonne, UFR de Géographie)
Présentation :
Les géographes se sont, au cours des deux dernières décennies, attachés à démontrer que l’espace est un construit social dont les dimensions sexuées et sexuelles méritaient d’être analysées. Cet ensemble de travaux en pleine croissance a plus récemment porté son attention sur la façon dont l’espace est activement construit comme hétérosexuel, en se concentrant sur les expériences de l’espace du quotidien des « Autres sexuels » (Oswin 2008). Les géographes s’intéressent ainsi à cette norme hégémonique de sexualité en interrogeant la façon dont elle est construite dans l’espace, de celui du corps à celui de la ville et jusqu’à l’espace mondialisé, mettant au jour le fait que l’hétérosexualité est produite spatialement tout comme elle contribue au façonnement de l’espace au moyen des performances corporelles qui y prennent place. Ces performances partent du corps lui- même en tant que site de rencontre entre les interactions sociales et le lieu (Ahmed 2000). Elles contribuent également à « ...the relational (re)constitution of bodies as sites and sights » (Browne 2006). Néanmoins, l’hétérosexualité est expérimentée et vécue différemment selon les individu.e.s, en fonction de leurs identifications sociales de classe, de race et de sexe (Binnie 2011 ; Taylor 2011). Cette « Sainte-Trinité » classe/race/sexe tend à isoler la sexualité des autres relations de pouvoir existantes telles l’âge, l’(in)capacité et la religion (Brown 2012), et les géographies des sexualités paraissent alors se concentrer sur les lieux qui « evince particular intersecting identities over others » (Valentine, 2007). Ainsi, les espaces queer mettent en lumière la façon dont l’hétéronormativité est spatialement performée et réitérée, à l’articulation de différents types de privilèges.
Cette session est ouverte aux contributions - en français ou en anglais, éventuellement en espagnol - qui souhaitent interroger l’hégémonie de l’hétérosexualité à partir de différents points de vue et études de cas. Elle invite en particulier à étoffer la distinction entre hétérosexualité et hétéronormativité, en mettant en évidence la façon dont les normativités sexuelles sont (re)produites au travers de la répétition quotidienne de normes fictives en matière de sexualité, race, classe, sexe, âge, (in)capacité, religion, notamment. Ces différentes normativités sexuelles pourront également être interrogées en relation avec les pratiques de consommation et de marchandisation à l’œuvre dans la mondialisation, le tourisme et les questions de mobilité (Puar 2002).
Merci d’envoyer vos résumés d’environ 250 mots, accompagnés de vos nom, affiliation institutionnelle si il y a lieu et adresse mèl à karineduplan@yahoo.fr pour le 18 avril 2013 au plus tard.
Pour plus d’informations sur le colloque : http://egsc2013.pt.to/

• Avant le 15 mai
"Le genre. Représentations & réalités"
Pour un prochain numéro de la Nouvelle Revue de Psychosociologie
Sous la direction de Jacqueline Barus-Michet et Pascale Molinier
Argumentaire :
Le genre, comme système de représentation sociale, fait de la différence anatomique des sexes le marqueur selon lequel une société ordonne et hiérarchise ce que l’on est censé être ou faire afin d’être reconnu en tant qu’homme ou femme. Ces différences sexuées s’imposent à chaque étape de la vie et dans tous les domaines d’expérience : activées à travers des modes d’éducation particuliers, appellations, habillages ou jeux puis renforcées par des apprentissages et des activités spécifiques, puis invoquées comme fait de nature pour légitimer une division du travail qui attribue aux uns les positions de pouvoir, et assigne aux autres la compassion et ses devoirs. Le genre donne aux hommes, soi-disant par disposition naturelle, vocation à la liberté et à l’autonomie, droit à la parole, à l’affirmation politique et de même un accès à la jouissance, dont les femmes seraient symétriquement dépourvues. En fixant les formes autorisées de la féminité et de la masculinité : fonctions sociales, rapports entre les sexes et sexualité, le genre stigmatise et sanctionne celles et ceux qui paraissent contester ces normes. Après avoir été dites sorcières ou hystériques, elles sont aujourd’hui taxées d’extravagance transgressive ou de déviance pathologique, que ce soient les femmes âgées sexuellement actives, les féministes, les homosexuels des deux sexes, les transgenres ... celles ou ceux qui, selon la formule de Judith Butler, viennent troubler le genre en affirmant une sexualité, des projets de vie non conformes, habités de fantasmes non seulement ordinairement refoulés mais inadmissibles.
Que signifie, aujourd’hui, prendre en compte le genre dans une perspective psychosociale ? La question se pose à un double niveau : celui du sujet, sa libido et ses fantasmes, et celui de la science entendue ici comme discours « marqué » par le genre.
1 – Le processus "nature/culture" est interactif et indivisible. Avant d’être des sujets, nous sommes d’abord des corps lus et désirés comme genrés. Mais les sujets s’incarnent et se sexualisent dans un système social encore plus complexe. Ils se construisent au point de tension ou de conflictualité entre, d’un côté, les exigences pulsionnelles et de l’autre côté, les contraintes sociales dont le genre n’est qu’une des dimensions, intriquée avec celles de la classe, de l’origine confessionnelle ou géographique... Comment rendre compte de cette intrication dans la construction des sujets et dans les formes contemporaines de subjectivation, voire dans les nouvelles formes de psychopathologie ? On accordera un intérêt particulier aux évolutions du rapport à la sexualité pour les femmes. En effet, s’il n’existe qu’une seule libido, comme l’a théorisé Freud, on constate un réel embarras à désigner la sexualité féminine en dehors de la passivité et de l’association étroite des femmes à la sphère de la reproduction ou aux formes sublimées de la tendresse et du soin. Tout ce qui relèverait de la jouissance continue d’être attribué au versant maléfique et non intégré du féminin et ce depuis la figure de Lilith.
2 - Le genre est une formation sociale transversale aux institutions – famille, école, église, entreprise, partis politiques – et la science n’y échappe pas : l’histoire s’est d’abord écrite sans les femmes, la primatologie sans s’intéresser aux femelles, la biologie en sexualisant abusivement les hormones, l’ethnologie, la sociologie en privilégiant la distribution du pouvoir dans des sociétés d’hommes, la psychanalyse en rabattant le développement de l’individu comme celui de la société sur la figure du père.
Que dire, de ce point de vue, des théories en psychosociologie ? Quelle place y fait-on aux femmes ? C’est-à-dire aux différentes femmes – selon leur âge, leur capacité de reproduction, leur orientation sexuelle, leur origine sociale - et ceci pour éviter d’en faire une catégorie indifférenciée mais pour tenir compte de la variabilité de leurs situations. Faut-il appréhender leurs expériences selon des conceptualisations qui ont été construites à partir de et pour les hommes ? Nous pensons en particulier aux thèmes clés du pouvoir, du politique et de l’action, du travail. Mais aussi à des champs peut-être moins traités que le rapport au corps et à ce qu’il induit d’un rapport différencié à l’espace et au temps.
La psychosociologie relève du paradigme de la recherche-action : les psychosociologues, sur leurs différents terrains – notamment l’école ou le travail – repèrent-ils les incidences du système de genre et, le cas échéant, cherchent-ils à en pallier les effets délétères ? Comment, en particulier, ne pas contribuer à reproduire les représentations et les discours péjoratifs sur les femmes, leur subordination ?
Du point de vue de la pratique, comment l’intervention tient-elle compte de la part faite aux hommes dans le travail , des rôles traditionnellement féminins assumés par des hommes ou inversement de la nouvelle ouverture des rôles considérés comme masculins à des femmes ? Et, dans la formation, quelle part est-elle faite aux problèmes de genre dans les pratiques diverses qu’ils travaillent ou accompagnent ?
Intervenants ou formateurs comment réfléchissent-ils eux-mêmes, dans leurs postures, le questionnement du genre ? Plus largement, la période actuelle montre bien, autour des polémiques sur l’homoparentalité, la filiation, la constitution de la famille, la place du père, etc., que différents « récits scientifiques » s’affrontent à l’intérieur de la psychanalyse et des disciplines qui s’y réfèrent, sans parler des croyances religieuses qui en font argument, et qu’une analyse critique du genre s’inscrit de plain-pied dans le politique.
Ce numéro a pour vocation d’accueillir toutes les contributions qui reprennent sous l’angle du genre, la question de la conflictualité entre le social et le Sujet en accordant un intérêt privilégié aux disciplines cliniques (psychosociologie et sociologie clinique ; psychologie et psychodynamique du travail ; psychanalyse), sachant que les travaux sur le genre ont été plus amplement développés dans les sciences sociales (sociologie du travail, sciences politiques...). Or, le genre, au-delà de ses fonctions sociales bien connues de domination des femmes et de tous les humains non conformes au canon de la virilité, joue également une fonction psychologique, mais quelle est-elle ? La virulence des débats autour des transformations sociales de la famille et de la parentalité suggère que le genre pourrait occuper une fonction défensive crispée sur l’identité pour dénier l’autonomie et la complexité du Sujet.
N’existe-t-il pas une matérialité des corps sur lesquels viennent buter et s’accrocher des fantasmes qui alimentent des métaphores culturelles comme celle du sexe perforant de l’homme ou du sexe contenant ou dévorant de la femme ? Or ces fantasmes, en dépit de leur prégnance, évoluent, se transforment. C’est ce que montrent les formes de cultures populaires, en particulier la science-fiction, qui retravaillent les figures genrées, déplaçant celles du féminin et du masculin, mais aussi inventant d’autres genres, d’autres sexualités ou d’autres configurations reproductives. La fantaisie et l’inventivité des fictions peuvent peut-être nous aider à imaginer les relations entre humains sous un angle plus souple et plus favorable à chacune. Ainsi sera-t-on également attentif aux propositions provenant de disciplines comme les études culturelles, la sémiotique ou la littérature, les arts contemporains.
Nous vous remercions de bien vouloir nous faire parvenir votre intention de communication (sous la forme de deux pages maximum) avant le 15 mai 2013, par email, aux adresses suivantes :
AA/ j.barus@orange.fr ; pascalemolinier@gmail.com CC/ amado@hec.fr ; pauperez81@yahoo.fr

• Avant le 31 mai
"Mères, épouses, filles de médecins ou de chirurgiens (XVIIIe siècle – début XXe siècle)"
Journée d’étude organisée par la thématique Santé et Société (Framespa, Univ. Toulouse II)
16 janvier 2014
Comité scientifique :
Sylvie Chaperon, professeure d’histoire contemporaine, Univ. Toulouse II, Framespa
Didier Foucault, professeur d’histoire moderne, Univ. Toulouse II, Framespa
Nahema Hanafi, docteure en histoire moderne, Univ. Toulouse II, Framespa
Argumentaire :
Cette journée d’étude entend revenir sur l’évolution de la place et de l’influence des mères, épouses et filles de médecins ou de chirurgiens à une période charnière au cours de laquelle s’affirme le pouvoir social, économique et politique des thérapeutes, tandis que les femmes restent à l’écart de ces métiers (Madeleine Brès, la première femme médecin française, obtient son diplôme en 1875). Il s’agit de proposer un autre regard sur la médicalisation de la société, centré sur des actrices méconnues, restées dans l’ombre de leurs fils, époux ou pères. Les études incluant les rapports de genre seront privilégiées. Si ce thème s’inscrit dans une dimension clairement historique, les approches littéraires, sociologiques ou anthropologiques sont également les bienvenues.
Différents volets, non exhaustifs, peuvent être explorés ou se croiser :
- le rôle tenu par les femmes dans la pratique professionnelle de leurs fils, époux ou père : influence sur leur carrière, l’agrandissement et la qualité de leur patientèle, leur réseau professionnel…
- leurs réticences ou leurs engagements pour la promotion des préceptes de santé : rôle de soignantes, d’intermédiaires culturelles, type de soins dispensés, pratiques charitables…
- l’incidence de la profession de leurs époux sur leur vie privée : conseils médicaux dispensés par les époux, impact des contraintes professionnelles sur leur existence…
Proposition de communications :
Les propositions de communications doivent être soumises sous la forme d’un résumé de 3 000 signes maximum (contenant notamment une présentation des sources sollicitées et des principaux axes de recherche) et parvenir avant le 31 mai 2013, par voie électronique, à l’adresse suivante : nahema.hanafi@gmail.com
Les auteur-e-s seront informé-e-s de la décision du comité scientifique avant le 31 juin 2013.

• Avant le 15 juin
"La Guerre d’Algérie, le sexe et l’effroi"
Colloque organisé par Catherine Brun et Todd Shepard
Sorbonne nouvelle – Paris 3 (EA 4400 « Écritures de la modernité, Littérature et sciences humaines » / CNRS) et Johns Hopkins University (Program for the Study of Women, Gender, and Sexuality), en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France et l’Institut du Monde Arabe.
Argumentaire :
Stéphane Audoin-Rouzeau a souligné le paradoxe que constitue la survie du stéréotype de virilité corporelle et morale du combattant, alors que les guerres occidentales du XXe siècle ont « démembré » l’homme en portant atteinte aux formes de la masculinité traditionnelle, avec une virulence encore accrue quand était déniée à l’ennemi l’appartenance à une humanité commune. La guerre dite « d’Algérie » côté français, « de libération nationale » côté algérien, pourrait en être le parangon : exacerbation des postures viriles et des appels à l’honneur d’une part, multiplication des atteintes à leur siège de l’autre. Les représentations sexuelles obsèdent les discours et les figurations. Ce colloque, international et pluridisciplinaire, voudrait interroger, au-delà de la sexualisation attachée à tout épisode belliqueux, cette omniprésence du sexe dans les représentations de la guerre d’Algérie. Si des travaux existent, qui ont tenté de dire la réalité des exactions, et plus particulièrement de la torture et des viols, peu prennent pour objet la sexualisation du conflit, qu’il s’agisse de féminiser l’ennemi ou de surviriliser le pouvoir. Or viols (des femmes comme des hommes), émasculations, bâtardises, exacerbations viriles, tortures ciblées, outrages sexuels des cadavres, commerces des corps ne sont pas simplement des lieux communs des guerres.
Ils méritent d’être recontextualisés, d’être resitués entre la stigmatisation de « l’impulsivité criminelle chez l’indigène algérien », caractéristique de la psychiatrie coloniale de l’École d’Alger, qui construit la figure de sauvages amoraux, primitifs et violents, et les anathèmes des Cassandres de « l’invasion arabe », qui postulent à la fin des années 1960 les prétendues perversions des immigrés algériens pour mieux tenir en échec les revendications montantes de révolution sexuelle et politique.
Ils valent d’être spécifiés, et comparés. Les viols de la guerre d’Algérie, pour profanatoires qu’ils aient été, n’ont pas les caractéristiques de ceux perpétrés en ex-Yougoslavie[. Les mutilations et exhibitions de cadavres doivent être examinées comme autant de « véhicules discursifs » et la dimension sexuelle des tortures doit être pensée dans sa centralité. L’obsession virile, celle du gain ou de la perte de la puissance, exige d’être appréhendée comme une construction stratégique, politique, symbolique, anthropologique. Rappelons comment les Européens d’Algérie ont pu être accusés de personnifier une « masculinité hors normes », tantôt virile à l’excès, tantôt invertie, de sorte à mieux les distinguer des Français métropolitains et à leur dénier la qualité de « vrais » Français.
C’est donc aux confins des disciplines, entre anthropologie, psychanalyse, littérature, arts de l’image, histoire, qu’il faudra tenter de penser la vectorisation sexuelle de ce conflit, de ses figurations et de ses mémoires – de ses hantises. Quelles représentations du sexe ? de la violence sexuelle ? Quelles constructions identitaires ? génériques ? Quelles genèses et quelles postérités de cette sexualisation massive ? Dans les mémoires, dans l’imaginaire, dans l’organisation socio-politique de la nation ? Quelles singularités et quelles comparaisons ?
Modalités :
Les propositions de communication (300-500 mots) sont à envoyer en anglais ou en français à Catherine Brun (catherine.brun@univ-paris3.fr) et Todd Shepard (tshep75@jhu.edu), accompagnées d’un titre et d’une courte notice biobibliographique, avant le 15 juin 2013. Les auteurs seront informés de la décision du comité au plus tard le 30 juillet 2013. Le colloque, qui se déroulera en français à l’automne 2014, donnera lieu à publication.

• Avant le 15 juillet
"La place des femmes militaires au sein des armées : un état des lieux"
Colloque organisé par le Centre de Recherches des Ecoles de Coëtquidan en novembre 2013 à Paris
Argumentaire :
Le Centre de Recherches des Ecoles de Coëtquidan, par l’intermédiaire du pôle d’excellence « Action globale et Forces Terrestres » organise une journée d’études consacrée aux personnels militaires féminins. Intitulée « La place des femmes militaires au sein des armées : un état des lieux », la journée ambitionne en effet de replacer les réalités et enjeux inhérents à la présence des femmes en uniforme au centre des débats et analyses.
Conséquence directe de la professionnalisation des armées françaises en 1996 - au même titre que l’augmentation sensible de la population des civils de la défense ou encore de celle des minorités dites visibles - la féminisation a fait l’objet de multiples travaux et recherches dès l’annonce de la réforme. Parmi les nombreux écrits, colloques et autres conférences sur le thème, citons parmi les Rapports du C2SD publiés par le Centre d’Etudes en Sciences Sociales de la Défense (aujourd’hui intégré dans l’IRSEM, l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire) : Bouchard Marie-Emilie, La féminisation des écoles d’officiers : Ecole de l’air, Ecole spéciale militaire, Ecole navale – Rapport n°2, novembre 1996, 39 p. ; Dufoulon Serge, Saglio Jean, Trompette Pascale, La différence perdue : la féminisation de l’équipage du Montcalm, document n°16, février 1999, 182 p. ; Clément Sylvie, Femmes et forces armées, document n°25, octobre 1999, 41 p. ; Loriot Daniel, Friedmann Guy, Benkara Leïla, Métiers de la défense : le choix des femmes, document n°43, novembre 2001 ; Burot-Beson Isabelle, Chellig Nadia, Les enjeux de la féminisation du corps des médecins des armées, document n°41, noevmbre 2001 ; etc. On retiendra encore la thèse de Katia Sorin publiée en juin 2003, Femmes en armes, une place introuvable ? Le cas de la féminisation des armées françaises (L’Harmattan, Coll. Logiques sociales).
Les travaux produits ont permis d’appréhender le défi d’intégration des femmes, de comprendre leurs difficultés, les pratiques discriminatoires subies, les logiques et contraintes organisationnelles à l’origine de parcours et trajectoires professionnelles singulières, le fait pour les hommes de vouloir mécaniquement affecter les femmes dans des fonctions médicales, administratives et sociales avec un souhait souvent similaire de ces dernières d’intégrer des fonctions jugées moins contraignantes, sans oublier une suppression tardive des quotas (1997). Malgré la pertinence des analyses et enseignements produits, le début des années 2000 a vu se réduire considérablement le flux des études menées sur la féminisation, résultant, en partie, d’une sorte d’overdose ressentie tant du côté des décideurs et commanditaires militaires que parmi les universitaires et scientifiques concernés.
Une décennie s’est écoulée et il nous semble donc important de remettre cette problématique au coeur des débats rejoignant, à cet égard, l’initiative récente du gouvernement avec le lancement d’un plan d’action visant à combattre ces inégalités et pris à bras le corps par le Ministère de la défense ou encore un numéro de la revue Inflexions de 2011 (« Hommes et femmes, frères d’armes ? L’épreuve de la mixité »).
Dans une perspective multidisciplinaire et donnant également la parole aux praticiens, la journée d’étude (trois demi-journées seront certainement programmées) cherchera ainsi à réactualiser les enjeux évoqués ci-dessus et surtout d’établir d’éventuelles évolutions. Le débat autour des femmes dans les armées est celui autour de la féminité et de la masculinité - deux faces indissociables d’une même pièce - tant il est vrai que l’intrusion d’outsiders comme les femmes dans un univers traditionnellement masculin génère des résistances et la mobilisation d’éléments culturels à des fins de différenciation. Les débats devront permettre de questionner ces résistances et leurs manifestations et d’aborder les dimensions centrales que sont l’identité militaire, l’identité professionnelle tout autant que les représentations qui jouent un rôle majeur dans ce domaine. Enfin, si la manifestation est consacrée aux femmes militaires, il s’agira de veiller à ne pas tomber dans le piège de la spécificité car les problématiques abordées se retrouvent dans beaucoup d’autres milieux professionnels.
Les propositions de communications pourront se formuler autour de quatre thèmes :
- Un premier consacré au Recrutement des femmes militaires. Il devra permettre de faire le point sur les raisons qui poussent, aujourd’hui, les femmes à rejoindre les armées mais aussi les raisons qui peuvent expliquer pourquoi elles s’en détournent (motivations, attentes, fonctions privilégiées, catégories concernées, évolutions constatées, obstacles rencontrés, etc.). Ces premières interventions devront permettre d’établir une photographie de la situation de l’armée la plus féminisée en Europe – l’Armée française, d’opérer les distinctions nécessaires selon les armées ou encore les perspectives envisagées.
- Un deuxième s’attachera à L’exercice du métier des armes. Les interventions devront aborder fidèlement les réalités quotidiennes des femmes en uniforme tant du point de vue de l’activité en temps de paix et au quartier qu’en opération et au combat, et ce, dans la mesure du possible, avec une diversité de fonction, d’origine d’arme, de spécialités et d’armées. Diverses dimensions peuvent être questionnées : les relations avec les collègues, les compétences singulières ou une autre manière de servir, la vie en collectivité, les évolutions mises en évidence, les trajectoires et stratégies comportementales mises en place par les femmes, les violences faites aux femmes (harcèlement, viol) ainsi que les réponses apportées par les pouvoirs publics et les autorités militaires.
- Une troisième thématique traitera des carrières des femmes militaires. Il s’agira de dresser des constats relatifs aux parcours et carrières que font les femmes au sein des armées et de les analyser. Si le manque de visibilité des femmes aux plus hauts échelons de la hiérarchie militaire s’est longtemps expliqué par une suppression tardive des quotas (1997) ou encore par le fait qu’en cas d’arbitrage entre vie privée et vie professionnelle, les femmes faisaient tendanciellement davantage le choix de fonder une famille plutôt que de poursuivre leur carrière, qu’en est-il aujourd’hui ? Quid également de l’épineuse question des couples militaires et de leur gestion ? Quels types de carrière font les femmes en uniforme ? Qu’est-ce qui relève du choix librement consenti et de la contrainte supposée, réelle ou intériorisée ? Qu’en est-il de l’égalité réelle ? Etc.
- Et, enfin, le quatrième et dernier thème aura le souci de sortir du seul cas français et de comprendre et d’apprendre des armées étrangères et essentiellement européennes sur la question de l’intégration et de l’exercice du métier des armes par les femmes.
Modalités :
La proposition de contribution devra être présentée comme suit :
1. Coordonnées exactes (nom, prénom, fonction, établissement, adresse électronique) de chaque auteur.
2. Titre + Résumé de la proposition de 2 500 signes environ.
Votre proposition en format WORD, ODT ou PDF sera adressée par voie électronique à :
claude. weber@st-cyr.terre-net.defense.gouv.fr

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4 - COURS :

• "Gender and Development in the Commonwealth"
2nd semestre 2013-04-01
Université du Havre
Faculté des Affaires Internationales
Master 1 LLCE
Présentation :
Across all six continents, the « Commonwealth » comprises 54 countries, with 94% of its total population living in Asia and Africa.
One-third of the world population living on less than US$1 a day are Commonwealth citizens. Over two-thirds of these are women.
Colonialism allowed Britain to increase its power and control over a large amount of the world’s ressources. We will first examine the effects of colonialism on globalization and trade liberalisation, meaning how Britain and other “developed” nations have exploited the human resources of the former Asian, Caribbean, and African colonies, and the impact it has had on the lives of ex-colonized women in their countries of origin.
Second, we will explore the field of « Gender and Development » (GAD) which designates the policies implemented since the 1980’s by international organizations, North and South governments, and NGO’s, in the framework of development cooperation. These policies are supposed to fight against sex inequalities and improve the social, cultural, political and economic position of women in developing countries.
Since 1997, the central objective of Britain as far as development aid is concerned, is the elimination of poverty, emphasizing social justice and gender equality. Clare Short, who was then Minister of the Department For International Development (DFID), declared : My aim for DFID is that we should learn how to mainstream the empowerment of women with our general approach to democracy, human rights and government(…)Empowering women and educating girls hastens the process of development and is the key to transforming the life of whole societies(…)Enlarging their freedom and dignity is central to the process of poverty elimination.
This will lead us to examine the Commonwealth Plan of Action for Gender Equality 2005-2015 : http://www.thecommonwealth.org/shared_asp_files/GFSR.asp?NodeID=142576, focusing on the four main critical areas for Commonwealth Action : 1. Gender, democracy, peace and conflict
2. Gender, human rights and law
3. Gender, poverty eradication and economic empowerment
4. Gender and HIV/AIDS
We will rely on case studies and examples of development projects that Britain is implementing in the South Pacific, Asia, Africa, and the Caribbean.
Contact :
Anouk Guiné, anouk31@yahoo.com

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5 - DIVERS :

• Appel de l’Assemblée Générale Féministe Universitaire de Bordeaux
Nous, Assemblée Générale Féministe Universitaire, réunie à Bordeaux suite à l’appel du Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur, le mercredi 10 avril 2013, composée de 80 étudiantes et étudiants, membres du personnel des Universités de Bordeaux, militantes et militants, déclarons poursuivre le combat contre le sexisme et les discriminations à l’égard des femmes et des personnes non-hétérosexuelles.
Lutter contre le sexisme et ces discriminations au quotidien, sous toutes leurs formes d’oppressions (harcèlement sexuel, agressions sexuelles, viols) est un combat de tous les instants, qui nécessite d’être mené collectivement. Tant que les femmes et les personnes non-hétérosexuelles subissent des pressions et des agressions sur leur lieu d’étude et de travail, cette lutte est nécessaire. Tant que le silence sur ces délits et ces crimes se perpétue, l’existence de telles actions trouve toute sa légitimité. Tant que la banalisation du sexisme et des discriminations touche l’Université, nous la dénonçons.
Pour lutter contre le sexisme et les discriminations à l’égard des femmes et des personnes LGBTIQ (Lesbienne, Gay, Bi, Trans, Intersexe, Queer), nous exigeons :
- La mise en place d’une cellule de veille contre le harcèlement sexuel et le sexisme dans tous les campus universitaires ;
- La nomination d’un-e chargé-e de mission égalité femmes-hommes dans toutes les universités et les grandes écoles ;
- La mise en place de formations sur la question du harcèlement sexuel pour tou-te-s les personnel-le-s des Universités ;
- La mise en place de cours sur le genre dans toutes les universités et écoles
- La mise en place de cours d’auto-défense féministes dans toutes les universités et les écoles ;
- La fin des financements par les universités des associations organisant des évènements sexistes ;
- Que des sanctions soient prises à l’encontre des enseignant-e-s et étudiant-e-s qui commettent des actes sexistes ;
- Le retrait de la plainte déposée par la direction de l’IEP de Bordeaux contre les militant-e-s du Collectif féministe bordelais contre les violences sexistes dans l’enseignement supérieur.
Dans un climat d’agressions contre les femmes et les personnes non-hétérosexuelles, notamment contre l’égalité des droits entre personnes homosexuelles et hétérosexuelles, nous appelons :
- A participer à la cellule de veille interuniversitaire contre le harcèlement sexuel et les violences sexistes ;
- A participer à la marche bordelaise contre l’homophobie et la transphobie le samedi 18 mai, place Rohan, 20h30 ;
- A organiser une manifestation féministe au mois de juin à Bordeaux, une manifestation de nuit sur les campus à la rentrée prochaine, pour se réapproprier les lieux dans lesquels nous étudions et travaillons ;
- A recueillir et archiver les propos ou objets sexistes et homophobes, afin de les rendre visibles et briser le silence (à travers par exemple l’instauration d’un « mur du sexisme » permettant de dénoncer publiquement tout acte sexiste au sein des universités) ;
- A l’organisation d’Assemblées Générales Féministes et à la formation de collectifs féministes sur tous les campus de France.
Nous appelons à une prochaine Assemblée Générale Féministe Universitaire à Bordeaux le 22 mai 2013 à 19h00, à Broca-4 (Université Bordeaux-2, Victoire).
L’Assemblée Générale Féministe Universitaire de Bordeaux, le mercredi 10 avril 2013.
http://collectifantisexistebordeaux.wordpress.com/2013/04/13/appel-de-lassemblee-generale-feministe-universitaire-de-bordeaux/

• Campagne de candidatures 2013-2014 pour les Masters EGALES-EGALITES
Le défi de l’égalité et du genre avance avec la formation et la
professionnalisation de ces métiers.
Tel est l’objectif des masters EGALES/EGALITES de l’Université Lyon 2.
C’est le moment de candidater pour les masters EGALES/EGALITES à l’Université
Lyon 2.
Nos atouts :
- Des problématiques au cœur de l’actualité
- Une ouverture sur l’Europe avec un partenariat de 8 universités
- Des débouchés grâce à des métiers émergents
Plus d’informations : http://egales.univ-lyon2.fr/
Retrouvez-nous également sur notre page facebook :
http://www.facebook.com/MasterEgales
Pour candidater au Master européen ÉGALES :
http://egales.univ-lyon2.fr/medias/fichier/dossier-de-candidature-egales-2013-2014_1362483114506-pdf
Pour candidater au Master ÉGALITÉS :
http://egales.univ-lyon2.fr/medias/fichier/dossier-de-candidature-master-egalites-2013-2014_1362483126225-pdf

• Sauver le cours d’Études de genre de l’Université de la Calabria
The University of Calabria (a Southern region of Italy) has decided to close down the course of Gender Studies taught by Laura Corradi, the only course of its kind taught at this university. The news cannot leave us indifferent. Students say no, we say no, every person who knows how crucial is the existence of such a course, especially in the South, say no.
This story has to do with all of us. It’s no personal matter, but a political issue, which clearly points at the position to which gender issues are relegated in times of economic cuts.
We call everybody to imagine gender studies classes in the street, in the cities where this is possible ; classes that speak about what is lacking in the universities and articulate knowledges generally left at the margins.
We must say very clearly that we don’t like this decision. We do so also with this call.
We demand the course of Gender Studies to be reintegrated in the curriculum of the University of Calabria. We want courses of Gender Studies in every university.
http://femminismo-a-sud.noblogs.org/post/2013/04/07/vogliamostudidigenere-lappello-in-inglese-e-spagnolo/

• Observatoire de la théorie du genre [anti-féminisme]
L’observatoire de la théorie du genre a été lancé par l’UNI afin d’offrir aux français les informations et les outils conceptuels nécessaires pour ouvrir les yeux sur la théorie du genre.
Longtemps cantonnée de l’autre côté de l’Atlantique, la théorie du genre a débarqué en France au début des années 2000, et depuis elle s’y développe très rapidement : introduction dans certains manuels scolaires, création de crèches « neutres », obligation, introduite par Vincent Peillon, de former l’ensemble des enseignants à la lutte contre « les stéréotypes de genres », volonté de certains parlementaires de débaptiser « les maternelles » pour remplacer ce terme par un mot « non genré », mise en place de séminaires obligatoires pour sensibiliser tous les ministres à cette théorie …
Il est très difficile pour le non-spécialiste de comprendre les enjeux et les implications de cette théorie, tant elle repose sur des présupposés idéologiques en contradiction avec la réalité que vit l’immense majorité de nos concitoyens.
Le fondement de cette théorie consiste à nier la réalité biologique pour imposer l’idée que le genre « masculin » ou « féminin » dépend de la culture, voire d’un rapport de force et non d’une quelconque réalité biologique ou anatomique.
Dès lors le risque est de résumer « la théorie du genre » à un inventaire de mesures plus ou moins farfelues en perdant de vue l’ambition globale de cette théorie.
En effet, derrière chaque proposition (crèches neutres, lutte contre les stéréotypes de genres, développement de l’éducation sexuelle dès la maternelle, banalisation des changements de sexes, …) se cache une idéologie construite qui vise à remettre en cause les fondements de nos sociétés « hétéro centrées », de substituer au concept marxiste de la lutte des classes, celui de la lutte des sexes. Les sciences sont elles aussi contestées. La biologie, par exemple, est souvent présentée comme une science visant à imposer un « ordre hétérosexuel » qu’il faut donc « challenger » grâce à la théorie du genre.
http://www.theoriedugenre.fr

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6 - EN LIGNE :

• Genre, sexualité et société, "Présidentielle 2012", Hors-série n°2
sous la direction de
Catherine Achin, Lucie Bargel, Sandrine Lévêque, Margaret Maruani, et
 Marion Paoletti
Sommaire :
Présentation
> Catherine Achin, Lucie Bargel, Sandrine Lévêque, Margaret Maruani, et
 Marion Paoletti
La campagne présidentielle française de 2012
Cadrage médiatique et production journalistique du genre
> Sandrine Lévêque
Cadrage médiatique et production journalistique du genre
> Frédérique Matonti
Paradoxes du stigmate : les représentations médiatiques de Marine Le Pen
> Marlène Coulomb-Gully
« Mâle ou normal ? ». Incarnation et masculinité(s) du couple Hollande-Sarkozy dans la campagne présidentielle de 2012
> Séverine Chauvel et Amélie Le Renard
Comment le travail journalistique amplifie la hiérarchie de genre. Une rédaction pendant la campagne présidentielle de 2012
Jeux de genre en campagne
> Françoise de Barros
Les jeux sur le genre : retour à la normâlité
> Clément Arambourou
De la masculinité de François Bayrou. Une analyse en creux des conditions d’efficacité d’un registre identitaire controversé
> Marion Paoletti
Porte-parole dans la campagne présidentielle : incarner son genre avec classe
Les questions de genre et de sexualité comme enjeux politiques
> Julie Gervais
Les questions de sexualité et de genre comme enjeux politiques dans l’élection présidentielle française de 2012
> Léa Morabito
Les partis politiques face aux associations : polarisation, confrontation, collaboration sur les enjeux de sexualité dans la campagne présidentielle de 2012
> Massimo Prearo
L’espace du militantisme LGBT à l’épreuve des présidentielles
Conclusion
> Catherine Achin et Lucie Bargel
« Montrez ce genre que je ne saurais voir ». Genre, sexualité et institutions dans la présidentielle de 2012
http://gss.revues.org/index2609.html

• Une étude sur les femmes et le plafond de verre
A l’occasion de la conférence « Plafond de verre » organisée mardi 9 avril par Najat Vallaud-Belkacem, une étude réalisée par le cabinet Plein Sens pour le Centre d’Analyse Stratégique a été publiée sur les déterminants de l’avancement de carrière des cadres féminins. Cette étude montre qu’il existe en France deux grands parcours pour parvenir aux plus hauts postes d’encadrement du secteur privé : d’un côté, des parcours bien balisés, dans lesquels le titre scolaire assure une certaine égalité de traitement ; de l’autre, des trajectoires alternatives, pour les femmes dont les diplômes ne suffisent pas à garantir une ascension rapide. En résumé, certaines femmes brisent le plafond de verre alors que d’autres le contournent, mais toutes l’ont intériorisé. L’étude conclut en notant que si l’accès des femmes aux postes de direction est un enjeu en soi, il a également un effet d’entraînement potentiel pour l’égalité professionnelle dans son ensemble, afin de parvenir à des organisations du travail plus neutres par rapport au genre.
http://femmes.gouv.fr/une-etude-sur-les-femmes-et-le-plafond-de-verre-cas/

• Yasmine Berriane, Femmes, associations et politique à Casablanca, Collections électroniques du Centre Jacques-Berque
Cet ouvrage traite des transformations sociopolitiques au Maroc à travers un prisme d’observation particulier : celui des trajectoires de trente femmes devenues dirigeantes d’association dans des quartiers populaires de la ville de Casablanca. Comment ont-elles réussi à s’imposer comme leaders dans un milieu associatif qui, il y a encore quelques années, était un terrain de jeu avant tout masculin ? Assistons-nous aujourd’hui à un renouvellement des élites associatives locales qui se traduirait par l’émergence, sur la sphère publique, de nouvelles catégories d’acteurs sociaux et politiques ? Dans quelle mesure ces transformations s’accompagnent-elles d’une reconfiguration, à plusieurs échelles, des rapports de pouvoir ?
Au lieu de s’inscrire dans une réflexion sur l’éventualité d’une « transition politique » du pays, cette perspective met l’accent sur les multiples recompositions et réajustements observables à l’échelle locale, en montrant l’ambivalence des changements que traverse aujourd’hui le Maroc. Si les trajectoires étudiées indiquent un renouvellement des élites locales et une rupture avec la distribution traditionnelle des rôles entre hommes et femmes, elles passent aussi par une reproduction, voire un renforcement, des rapports de pouvoir qui prédominaient auparavant.
http://cjb.revues.org/351

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7 - PUBLICATIONS :

• Travail, genre et sociétés, "Tenir au travail", n° 29/2013 (avril), La Découverte
En France, comme dans les pays occidentaux, toutes les statistiques des dernières années sur la santé au travail tirent la sonnette d’alarme : les conditions de travail s’aggravent pour tous et les différences entre hommes et femmes sont flagrantes, au détriment des femmes la plupart du temps, tout au long de la vie professionnelle et bien au-delà ! Si la mortalité au travail...
Sommaire :
Parcours
> Maya Surduts
Une féministe de luttes
propos recueillis par Margaret Maruani et Rachel Silvera
Dossier : Tenir au travail
coordonné par Catherine Teiger et Françoise Vouillot
> L’invisible qui fait mal
Karen Messing et Katherine Lippel
> Le genre des troubles musculo-squelettiques
Sandrine Caroly, Marie-Ève Major, Isabelle Probst
et Anne-Françoise Molinié
> Le temps des conductrices de bus en France et au Portugal
Livia Scheller, Liliana Cunha, Sónia Nogueira et Marianne Lacomblez
> La précarité des ouvrières du nettoyage en Belgique
Marianne De Troyer, Guy Lebeer et Esteban Martinez
Mutations
> Jeunes femmes sous influence
Ivana Obradovic et François Beck
> « Elle était très extravertie » : harcèlement sexuel et bienséance féminine
Jyothsna Latha Belliappa
Controverse : La virilité mise à mâle
coordonnée par Clément Arambourou et Marion Paoletti
> La virilité et ses « crises »
Georges Vigarello
> Le masculin pluriel
François de Singly
> Virilités : au-delà du populaire
Frédéric Rasera et Nicolas Renahy
> Fantasmes de meurtre et vie pratique
Raewyn Connell
http://www.travail-genre-societes.com/index.php?/fre/Numeros-parus/Sommaires/2013-n-29

• Clio, "Costumes", n° 36, Presses univ. du Mirail, 302 pages. ISSN 1252-7017
Longtemps dédaigné par les historiens, le costume fait aujourd’hui l’objet d’un retour en force dans les études historiques et sociologiques. Élément essentiel de la culture matérielle, il est l’un des marqueurs de toute société humaine, véritable langage destiné à signifier et pas seulement à protéger ou à orner. Le costume, mais aussi la façon de le porter, de le regarder et de l’interpréter, sont les reflets des normes sociales. Comme le souligne Daniel Roche : « l’histoire du vêtir témoigne en profondeur sur les civilisations. Elle en révèle les codes ».
Sommaire et infos :
http://www.cairn.info/revue-clio-2012-2.htm

• Raisons politiques, "Nationalismes sexuels", n°49, Les Presses de Sciences Po, 176 p. ISBN : 9782724633177
Le débat autour de l’« homonationalisme », du pinkwashing et de l’« impérialisme gay » est actuellement très vif au sein des mouvements féministes, LGBT et anti-colonialistes. Ce dossier vise à alimenter la réflexion en analysant certaines des reconfigurations contemporaines des sexualités et des nationalismes.
Dans le sillage des travaux existant sur le caractère genré des nationalismes, mais aussi sur la construction des catégories sexuelles et raciales, il s’agit de mettre en lumière comment d’une part, dans différents pays d’Europe, les discours sur la sexualité contribuent à renforcer et à recomposer les frontières entre un « nous » national se voulant tolérant et progressiste et un « eux » altérisé et dépeint comme homophobe. Cette vision en termes de « blocs civilisationnels » alimente d’autre part les usages instrumentaux, par différents leaders de pays dominés, d’une homophobie patriotique décrite comme une forme de résistance anti-hégémonique.
Ce numéro tente d’éclairer les ressorts historiques et politiques de ces discours en les replaçant dans des processus de circulation et d’interaction, non exempts de rapports de domination.
http://www.cairn.info/revue-raisons-politiques-2013-1.htm

• Maud-Yeuse Thomas, Karine Espineira, Arnaud Alessandrin (dir.), Transidentités. Histoire d’une dépathologisation, L’Harmattan, 134 p., 15 euros. ISBN : 978-2-336-29293-9
L’Observatoire des transidentités (O.D.T.) est une interface de visibilité des questions trans, militantes comme universitaires. Voici des débats, des textes autour des thèmes liés aux questions transidentitaires. Ils proposent des éléments de représentations dépathologisants autour des transidentités et une réflexion transdisciplinaire sur les multiples formes que prennent aujourd’hui les identités de genre.
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=39950

• Romantismes, "Sodome et Gomorrhe", n°159, Armand Colin, 18 euros. EAN 13 : 9782200928827
http://www.armand-colin.com/revues_num_info.php?idr=13&idnum=481131


Fédération de recherche sur le genre RING (FED 4120)
Bâtiment D - Salle 226
Université Paris 8
2 rue de la Liberté
93526 Saint-Denis - Cedex 02
- permanence tous les mardis -
01 49 40 73 49
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